Apropos de SNA News and Notes
SNA News and Notes
Numéro 8, Novembre
1998
Les
sociétés publiques: une comparaison entre le SCN68 et le SCN93
Paul McCarthy,
OCDE (Pour information)
Question: Dans
quelle mesure la définition du secteur des sociétés publiques a-t-elle
changé entre l'ancien SCN et le SCN93?
Réponse: En
pratique, l'arrivée du SCN93 n'a pas réellement modifié le champ couvert
par cette définition. Toutefois, la terminologie [anglaise] a changé,
et il pourrait en résulter une certaine confusion. Dans les deux systèmes,
lorsqu'il s'agit de déterminer si une société est une société publique,
il importe avant tout de savoir si cette société est ou non contrôlée
par un organe des pouvoirs publics. Pour répondre à la question de savoir
qui contrôle une société, il est utile d'examiner certaines descriptions
détaillées figurant dans l'ancien et dans le nouveau SCN.
SCN68
Les paragraphes 5.10,
5.11 et 5.12 définissent les caractéristiques de ce que le système de
1968 appelait "branches marchandes des administrations publiques"
et de ce que le système de 1993 appelle "sociétés publiques".
En l'occurrence, l'élément clé se trouve à la première phrase du paragraphe
5.10, libellée comme suit: "Les branches d'activité marchande doivent
donc comprendre les services, les établissements et unités analogues des
administrations publiques dont l'activité essentielle est de vendre des
biens et des services souvent fournis par des établissements des branches
d'activité marchande, bien que, en principe, le prix de ces biens et services
puisse ne pas compenser totalement les coûts de production." Le paragraphe
5.55 permet de déterminer si une unité est publique ou privée. Les points
essentiels sont imprimés en caractères gras (c'est l'auteur qui souligne):
"Les entreprises se classent en publiques et privées selon quelles
sont la propriété et /ou quelles sont contrôlées par les pouvoirs
publics ou par des organismes ou personnes privés. Les pouvoirs publics
ou les personnes et organismes privés sont considérés comme les propriétaires
des entreprises données s'ils possèdent la totalité, ou la majorité,
des actions, des autres formes de participation au capital social ou des
fonds propres. Les critères nécessaires pour déterminer qui contrôle une
société sont plus complexes (...). Pour déterminer si ce contrôle appartient
aux pouvoirs publics, il est important de voir si ces derniers exercent
une influence réelle sur tous les aspects principaux de la gestion et
non pas seulement l'influence qui découle de l'exercice de leur pouvoir
réglementaire en général."
L'élément clé de ce
paragraphe est contenu dans la dernière phrase, qui parle de l'exercice
d' "une influence réelle sur tous les aspects principaux de
la gestion". Si l'on applique ce critère, une société pourrait être
classée comme publique même si les pouvoirs publics ne détiennent pas
plus de 50% de son capital (par exemple dans le cas d'une participation
dite "de contrôle", où les pouvoirs publics ont certes vendu
plus de 50% des parts, mais conservent un droit de veto contre toute décision
concernant la gestion de la société.
SCN93
La terminologie du
SCN93 diffère à certains égards de celle du SCN68, sans que le concept
fondamental ne subisse de changements notables. En particulier, le critère
de contrôle est défini d'une autre manière dans le SCN93. Même s'il n'y
a guère de différences dans la pratique, le critère du SCN93 donne également
quelques exemples spécifiques de situations dans lesquelles les pouvoirs
publics peuvent contrôler une société même s'ils détiennent moins de 50%
de ses parts. Le paragraphe 4.27 indique notamment que "... en général,
l'unité ou le groupe d'unités institutionnelles qui détient plus de la
moitié des parts d'une société avec droit de vote peut exercer un contrôle
total sur ladite société en nommant les administrateurs de son choix".
Ce critère est encore
élargi par le paragraphe 4.30, qui précise notamment que "... le
contrôle se définit comme le pouvoir de déterminer la politique générale
de la société en nommant au besoin ses administrateurs. La détention
de plus de la moitié des parts est évidemment une condition suffisante,
mais pas nécessaire, pour quil y ait contrôle. Néanmoins, comme
il peut être difficile de connaître les sociétés dont le contrôle est
exercé par une minorité d'actionnaires, il est recommandé, dans la pratique,
de n'inclure normalement parmi les sociétés publiques ou sous contrôle
étranger que celles dont des administrations publiques ou des non-résidents
détiennent la majorité des parts. Néanmoins, cette recommandation ne doit
servir que d'orientation pratique; elle admet éventuellement des exceptions
s'il existe d'autres preuves de contrôle. Ainsi, une société sur laquelle
une administration publique est en mesure d'exercer un contrôle du fait
d'une législation spéciale doit être considérée comme une société publique,
même si l'administration en question ne détient pas la majorité des ses
parts". La partie de ce paragraphe qui est reproduite en caractères
gras indique qu'une société peut être classée comme société publique même
si les pouvoirs publics détiennent moins de 50% de ses parts, comme c'est
également le cas dans le système de 1968. Le paragraphe 4.24(f)(i) est
important, car il précise que les pouvoirs publics peuvent exercer un
contrôle sans détenir la majorité des parts. ("Les droits de vote
des actionnaires ne sont pas toujours égaux. Certaines participations
peuvent ne conférer aucun droit de vote, d'autres s'assortir de droits
exceptionnels, par exemple celui de nommer certains membres du conseil
d'administration ou d'opposer son veto à d'autres nominations décidées
à la majorité. Ces droits exceptionnels peuvent être dévolus aux pouvoirs
publics lorsqu'ils détiennent des participations dans une société.").
Ce paragraphe constitue
une description formelle de la notion de "participation de contrôle"
évoquée plus haut.
Conclusion
Le SCN93 et le SCN68
définissent les "sociétés publiques" de manière très similaire,
car l'un et l'autre considèrent qu'une société sur laquelle les pouvoirs
publics exercent un contrôle effectif doit être classée comme société
publique. Aussi bien le SCN68 que le SCN93 indiquent que la détention
de plus de 50% des parts constitue une condition suffisante (le SCN68
impose comme condition la détention de la majorité des parts, tandis
que le SCN93 exige la détention de plus de la moitié des parts
assorties du droit de vote). En outre, l'un et l'autre indiquent que les
sociétés dans lesquelles les pouvoirs publics détiennent moins de la moitié
des parts peuvent néanmoins être classées comme sociétés publiques (le
SCN68 au paragraphe 5.55 et le SCN93 aux paragraphes 4.30 et 4.24(f)(i)),
à condition que les pouvoirs publics contrôlent l'entreprise en exerçant
une influence sur tous les aspects principaux de la gestion.
Qu'est-ce
que les SIFIM?
Robin Lynch, Banque
mondiale ( Pour information)
Dans ce bref article,
nous allons décrire en termes simples ce que sont les SIFIM et de quelle
manière le niveau du PIB est influencé par le remplacement de l'ajustement
des services financiers (prévu dans le SCN 1968) par les SIFIM (services
d'intermédiation financière indirectement mesurés) répartis entre les
utilisateurs conformément au SCN 1993.
Les banques réalisent
une part importante de leur bénéfice en empruntant à de faibles taux d'intérêt
et en prêtant à des taux plus élevés. En raison de l'écart entre les taux
créditeurs et débiteurs, les banques perçoivent des recettes d'intérêts
nets. Étant donné que ce revenu provient de l'écart entre les taux d'intérêt,
les banques ne doivent pas facturer directement l'ensemble des services
qu'elles prestent dans le cadre de leurs opérations d'emprunt et de prêt.
C'est ainsi que les comptes courants sont en général tenus gratuitement
par les banques, les coûts liés à ces comptes étant couverts par l'écart
entre le faible taux d'intérêt accordé aux déposants et le taux d'intérêt
élevé que perçoivent les banques sur les fonds qu'elles reprêtent.
Il existe un taux
d'intérêt de référence théorique auquel les opérations de prêt et d'emprunt
peuvent se faire directement entre un prêteur et un emprunteur, ce taux
étant satisfaisant pour les deux parties. Supposons que je souhaite emprunter
100 pesos et que je sois disposé à rembourser 105 pesos au bout d'un an.
Si je trouvais le
bon prêteur au bon moment, il est tout à fait possible qu'il accepterait
cette proposition, c'est-à-dire qu'il me prêterait 100 pesos, moyennant
quoi je lui rembourserait 105 pesos un an plus tard. Cependant, comme
nous le savons tous, il n'est pas facile de trouver un opérateur qui sera
intéressé au même moment par une même transaction courant sur une même
période, de sorte que nous nous adresserons à une banque pour trouver
la solution à notre problème. Les banques centralisent les diverses offres
de prêt et s'efforcent de trouver un emprunteur pour chaque prêt offert,
de sorte qu'elles constituent en fait un marché du prêt et de l'emprunt.
S'il apparaissait que, pour pouvoir vivre de ce genre de transactions,
la banque doit percevoir une commission de 5 pesos, elle pourrait choisir
de facturer directement 5 pesos pour avoir mis en présence un emprunteur
et un prêteur idoines et pour avoir fourni l'infrastructure nécessaire
à la réalisation de la transaction. Si la banque opère ce prélèvement
à travers les taux d'intérêt, je pourrais me trouver obligé, dans l'exemple
précité, de rembourser 108 pesos à la fin de l'année, mais le prêteur
pourrait ne recevoir que 103 pesos. L'intérêt net reçu par la banque sera
alors égal à 8 - 3 = 5 pesos. Si nous admettons que le taux d'intérêt
de référence pour ce type d'emprunts et de prêts de petits montants est
de 5%, nous pourrons constater que j'ai payé 3 pesos et le prêteur, 2
pesos. Dans les comptes nationaux, les paiements d'intérêts ne sont pas
considérés comme la rémunération d'un service rendu, mais comme une forme
de revenu de la propriété, et sont dès lors enregistrés au compte d'affectation
des revenus primaires, et non au compte de production. Mais, en raison
de la manière particulière dont les banques réalisent leur bénéfice (c'est-à-dire
en se rémunérant sur les taux d'intérêt), on pourrait penser que les banques
reçoivent l'ensemble de la rémunération de leurs services sur les comptes
de revenu, au lieu de la "gagner" en échange des services prestés
sur le compte de production. L'excédent d'exploitation des banques apparaîtrait
donc comme un poste négatif, étant donné que la plus grande partie des
revenus tirés des opérations d'emprunt et de prêt apparaîtrait plus tard
dans le compte daffectation des revenus primaires. Cela ne donnerait
pas une image exacte de l'ampleur de l'excédent d'exploitation des banques
en comparaison avec d'autres branches d'activité, de sorte que le système
de comptabilité nationale a adopté la solution suivante : supposons que
la production des banques comprenne les intérêts nets reçus, comme si
les consommateurs rémunéraient le service (ce service étant que nous appelons
les "SIFIM"). Mais aucun paiement de cette nature n'apparaît
dans les comptes de production de la branche, ni dans le dépense de consommation
finale des ménages. Si nous faisons apparaître les intérêts nets reçus
comme une contribution à la production bancaire, nous devons, pour être
cohérents, faire apparaître la consommation intermédiaire correspondante
des services bancaires dans les comptes de production des branches faisant
appel aux services bancaires, et la dépense finale dans la composante
appropriée de la demande finale. Mais nous ne savons pas avec certitude
quels sont les branches d'activité et les consommateurs finals qui effectuent
les paiements. C'est la raison pour laquelle le SCN 1968 a inventé une
branche fictive dont le compte de production est très particulier : il
n'a pas de production et une seule consommation intermédiaire, à savoir
l'ensemble des paiements de SIFIM effectués par l'ensemble des clients
bancaires: entreprises, administrations publiques, reste du monde et ménages.
En conséquence, l'excédent d'exploitation de cette branche fictive était
égal au chiffre négatif des intérêts nets perçus par les banques. Cet
artifice avait pour effet de retrancher du produit intérieur brut le montant
par lequel celui-ci avait initialement été accru en raison de l'inclusion
des intérêts nets perçus dans la valeur ajoutée du secteur bancaire. Mais
il y a toujours un "hic". Une partie du service financier est
rémunérée par les consommateurs finals et non consommée en liaison avec
un processus de production, ce dont le traitement décrit ci-dessus ne
tient pas compte. En retranchant de la valeur ajoutée totale l'ensemble
des intérêts nets reçus, nous sommes allés trop loin. En fait, nous aurions
dû déduire uniquement les recettes d'intérêts nets payées par les entreprises.
Mais, sachant à quel point il est difficile de déterminer quelle partie
des intérêts nets reçus a été payée par les consommateurs finals et quelle
partie a été payée par les entreprises, il a été estimé qu'un compromis
raisonnable avait été trouvé entre la non-prise en compte pure et simple,
d'une part, et une répartition tout à fait aléatoire du paiement des recettes
d'intérêts nets entre les entreprises et les composantes de la demande
finale, d'autre part. Le PIB mesuré selon le SCN 1968 ne comprenait donc
pas le montant des paiements pour services financiers, imputé aux consommateurs
autres que les sociétés en raison de la majoration des taux d'intérêt
par les banques, et cette anomalie est restée.
La situation est illustrée
par la matrice simple des emplois dans laquelle les colonnes intitulées
"branche" représentent les comptes de production. Imaginons
une économie qui n'aurait que deux branches d'activité (les banques et
le reste) et dont la demande finale serait le fait des seuls consommateurs
privés. Supposons que les banques majorent les taux d'intérêt de telle
manière que les sociétés paient 20 millions de pesos indirectement
en rémunération des services financiers fournis et que les consommateurs
paient 30 millions de pesos. L'excédent d'exploitation des sociétés
comprend donc 20 millions qu'elles paient aux banques par l'intermédiaire
des flux d'intérêts comptabilisés sur le compte courant. De même, il apparaît
que les consommateurs ne consacrent aucune dépense de consommation aux
services financiers, ces paiements étant effectués par l'intermédiaire
des flux d'intérêts enregistrés au compte courant des ménages. Dans cet
exemple simple, il est supposé que les banques réalisent la totalité de
leur bénéfice sous forme de recettes d'intérêts nets.
Tableau
1. Les paiements d'intérêts sont traités exclusivement
comme
revenus de la propriété
|
Vendeurs
|
Acheteurs
|
|
Branche
|
Banques
|
Consommateurs
|
Total
|
| Branche |
30
|
20
|
150
|
200
|
| Banques |
0
|
0
|
0
|
0
|
| Salaires |
120
|
10
|
|
130
|
| Excédent d'exploitation |
50
|
-30
|
|
20
|
| Production brute |
200
|
0
|
|
|
| Valeur ajoutée
totale |
|
|
|
150
|
Tableau 2. Traitement
des paiements d'intérêts dans le SCN 1968
| |
Branche
|
Banques
|
Branche fictive
|
Consommateurs
|
Total
|
| Branche |
30
|
20
|
|
150
|
200
|
| Banques |
0
|
0
|
50
|
0
|
50
|
| Salaires |
120
|
10
|
|
|
130
|
| Excédent
d'exploitation |
50
|
20
|
-50
|
|
20
|
| Production
brute |
200
|
50
|
0
|
|
|
| Valeur
ajoutée totale |
|
|
|
|
150
|
Si nous pouvions identifier avec
certitude l'ensemble des paiements effectués en échange de services et
les traiter comme tels (et non comme paiements d'intérêts), le résultat
serait le suivant :
Tableau 3. Traitement
des paiements d'intérêts dans le SCN 1993
|
Vendeurs
|
Acheteurs
|
|
Branche
|
Banques
|
Consommateurs
|
Total
|
| Branche |
30
|
20
|
150
|
200
|
| Banques |
20
|
0
|
30
|
50
|
| Salaires |
120
|
10
|
|
130
|
| Excédents
d'exploitation |
30
|
20
|
|
50
|
| Production
brute |
200
|
50
|
|
|
| Valeur
ajoutée totale |
|
|
|
180
|
Nous pouvons constater que le traitement
du SCN 1968 donne lieu à une sous-estimation de la valeur ajoutée totale,
l'ampleur de cette sous-estimation correspondant au montant payé par les
consommateurs finals (tableau 2). Le SCN 1993 recommande de suivre le
traitement théoriquement correct, c'est-à-dire d'appliquer la troisième
méthode (tableau 3). Par rapport au traitement du SCN 1968, le chiffre
des intérêts payés par les emprunteurs, tel qu'il est enregistré dans
le compte de distribution primaire du revenu, diminue dès lors (parce
que les SIFIM sont déduits). À l'inverse, les intérêts reçus par les prêteurs
augmentent (parce que les intérêts reçus ne comprennent plus les paiements
de SIFIM aux banques).
Pour estimer correctement le niveau
du PIB, il est nécessaire de procéder à une répartition fiable des paiements
relatifs aux services entre les branches d'activité et les consommateurs.
Pour chaque transaction qui donne lieu à une majoration des paiements
d'intérêts, destinées à couvrir les coûts supportés par le prestataire
des services financiers, nous aimerions savoir qui est l'emprunteur, qui
est le prêteur, quel est l'instrument de prêt et quel est le taux de référence
approprié pour la transaction. En pratique, nous ne pouvons pas connaître
toutes ces précisions et nous devons nous contenter de mesures plus agrégées.
La méthode à suivre pour estimer les taux de référence appropriés et le
niveau d'agrégation à appliquer pour les utilisateurs et les instruments
financiers fait toujours l'objet de discussions et d'expérimentations,
et le résultat du processus reste incertain sur le plan pratique. Les
membres de l'Union européenne ne prendront pas de décision sur la répartition
des SIFIM avant l'an 2002, lorsque des informations plus complètes seront
disponibles sur les conséquences pratiques des différentes répartitions
envisageables.
Le Canada publie
un rapport sur la révision historique du SCN canadien
Kishori Lal, Statistics Canada
(Pour information)
Comme nous l'avions déjà annoncé
dans un article paru dans le n° 5 de SNA News and Notes (janvier 1997),
le Canada vient de mener à bien une révision historique de ses comptes
nationaux. Dans ce contexte, quatre documents ont été publiés récemment.
Le premier de ces documents, intitulé
"The 1997 Historical Revision of the Canadian System of National
Accounts, Record of Changes in Classification of Sectors and Transactions,
Concepts and Methodology" (La révision historique de 1997 du système
canadien de comptabilité nationale, relevé des modifications apportées
à la classification des secteurs et destransactions, aux concepts et à
la méthodologie), contient des précisions sur les 102 modifications apportées
au système comptable.
Il s'agit en fait d'une version
actualisée d'un rapport publié en août 1996. Le deuxième document présente
les modifications apportées aux statistiques proprement dites de l'une
des variables les plus importantes du SCN, à savoir le produit intérieur
brut (PIB) aux prix courants pour la période 1961-1993.
Il s'intitule "A Statistical
Representation from the Old to the New" (Passage statistique de l'ancien
au nouveau système) et contient 13 tableaux présentant des données détaillées
sur diverses composantes du PIB.
Le troisième document, intitulé
"Industry, Final Demand and Commodity Classification Systems"
(Branches d'activité, demande finale et systèmes de classification des
produits), souligne l'importance que revêt l'utilisation des différents
systèmes de classification du SCN dans les comparaisons intertemporelles.
Le quatrième document s'intitule
"Remaining Differences between the 1997 Canadian System of National
Accounts and the 1993 International System of National Accounts"
(Différences subsistant entre le système canadien de comptabilité nationale
de 1997 et le système international de comptabilité nationale de 1993).
Les deux années à venir devraient
voir l'élaboration de plusieurs autres documents qui présenteront et expliciteront
les différences qui subsistent entre les normes internationales de la
balance des paiements et les pratiques canadiennes actuelles; ils proposeront
également que les changements contenus dans le SCN 1993 soient répercutés
sur les versions ultérieures et décriront les sources et les méthodes
spécifiques aux divers sujets abordés.
Les lecteurs qui souhaiteraient
obtenir des exemplaires des documents précités sont priés de s'adresser
à mon service:
System of National Accounts,
Statistics Canada,
Ottawa, Ontario, Canada K1A 0T6,
Fax 1.613.951-9031,
courrier électronique: lalkish@statcan.ca).
Mise en oeuvre
du SCN 1993 aux Philippines
Estrella V. Domingo (Pour
information)
Office national de coordination
statistique
À la suite de la coopération menée
avec la DSNU et la CESAP, l'office national de coordination statistique
(ONCS) des Philippines supervise actuellement un projet portant sur le
renforcement institutionnel du système philippin de comptabilité nationale
(SPCN). Les mesures prises aux Philippines en vue de la mise en uvre
du SCN 1993 pourraient servir de modèle à la région Asie/Pacifique.
L'objectif général du projet est
de mettre en uvre et d'institutionnaliser le SPCN conformément aux
recommandations du SCN 1993. Toutefois, un certain nombre d'objectifs
spécifiques ont été définis : intégrer les divers comptes en un système
consolidé de comptes économiques; définir des procédures d'estimation
et des systèmes d'élaboration qui soient compatibles avec les données
disponibles, et informatiser le processus; accroître le savoir-faire des
responsables de l'élaboration des comptes, et renforcer la participation
des producteurs de données à l'établissement du SCN, réviser les estimations
portant sur les années 1994-1997; décrire les travaux réalisés. La première
étape du projet consiste à établir des tableaux des ressources et des
emplois, ainsi que des comptes, jusqu'aux comptes de patrimoine des années
1998-1999, en exploitant les données actuellement disponibles; le reste
des comptes sera opérationnel après 1999. Pour assurer la comparabilité,
l'institut de statistique continuera jusqu'en 2001 à établir également
les comptes nationaux selon le SCN 1968. Pour la période allant de 1994
à 1997, les comptes précités seront élaborés en 1998 et 1999, sur la base
du SCN 1993. En 2000 et 2001, une série de comptes nationaux philippins,
portant sur dix ans, sera établie sur la base du SCN 1993. Ce dernier
devrait être intégralement mis en uvre à partir de 2002.
Les principales activités entreprises
seront les suivantes :
l. Application pratique du SCN
1993. Cette étape comprendra des activités telles que la mise en place
de mécanismes de liaison avec les organismes fournissant les données,
la création de task-forces interagences, le renforcement du système de
statistiques spécialisées, la coopération avec l'administration des contributions,
etc. Simultanément, des études spéciales seront réalisées (par exemple
sur les SIFIM et la rémunération des services d'assurance, l'identification
et la mesure de l'ISBLSM, l'instauration de liens entre les données des
établissements et les données des entreprises, les indices chaîne, la
fiscalité, les transferts en espèces et l'élaboration de comptes du secteur
des ménages.
2. Examen des bases de données
et des enquêtes existantes. Cet examen permettra de fixer les orientations
du pogramme d'amélioration des données qui devra soutenir la mise en uvre
du SCN 1993.
3. Élaboration d'un système informatisé
d'établissement des comptes nationaux, dans le but de systématiser le
processus d'établissement du SPCN. Des fiches de travail intermédiaires
seront conçues de manière à faciliter le transfert de données entre les
sources d'informations et les responsables de l'élaboration des comptes
nationaux.
4. Actions de formation. Deux actions
de formation ont déjà eu lieu. La première portait sur les concepts et
les notions théoriques du SCN 1993 et la seconde, sur le processus d'élaboration
des comptes nationaux.
5. Préparation de publications
méthodologiques. Les travaux réalisés aux Philippines seront décrits dans
des manuels de formation et des manuels portant sur les sources et les
méthodes.
Ces publications sont destinées
à aider dans leur travail les responsables de l'élaboration des comptes
nationaux aux Philippines et dans d'autres pays.
6. Organisation d'un atelier interrégional.
7. Élaboration d'un schéma d'institution-nalisation.
Traitement des
intérêts dans un contexte de forte inflation
Cristina Hannig, DSNU (Pour
information)
L'attention de l'ISWGNA a été attirée
sur le fait que le SCN 1993 semble comporter une incohérence en ce qui
concerne le traitement des intérêts dans un contexte de forte inflation
.
L'ISWGNA a examiné cette question
et a décidé de lancer un processus de consultation avec un groupe d'experts
afin de déterminer la nature exacte du problème et de formuler, le cas
échéant, des recommandations.
Typologie des
articles publiés dans SNA News and Notes
Stefan Schweinfest, DSNU (Pour
information)
Lors d'une récente réunion, le
groupe de travail intersecrétariat sur la comptabilité nationale (ISWGNA)
a examiné la question de la typologie des articles publiés dans SNA News
and Notes. D'une part, il a été reconnu que, compte tenu de sa large diffusion,
ce bulletin d'information était un excellent vecteur pour la diffusion
des positions officielles de l'ISWGNA, en ce qui concerne par exemple
la clarification ou l'interprétation du texte du SCN. D'autre part, il
a été estimé que cette publication devrait rester une tribune ouverte,
permettant un débat (quelquefois animé) et un échange d'informations.
Pour éviter toute confusion, la rédaction de SNA News and Notes précisera
désormais clairement quels sont les articles qui représentent la position
officielle de l'ISWGNA. Les articles qui ont pour but de susciter un débat
ouvert seront caractérisés par la mention "Discussion", tandis
que les articles contenant des informations sur l'expérience spécifique
acquise par un pays ou sur d'autres questions ayant une importance pour
la mise en uvre du SCN seront caractérisés par la mention "Information".
Le tableau ci-après constitue un récapitulatif des articles publiés dans
les sept éditions précédentes de SNA News and Notes et contient une caractérisation
de chaque article.
Tableau 4. Typologie
des articles publiés dans les numéros précédents
de SNA News and
Notes
| ARTICLE |
NUMÉRO |
TYPE |
| What is
ISWGNA
Spirit of SNA News and Notes
Implementation of the 1993
SNA in the United States
Environmental accounting
in the Netherlands
|
N°1 |
Information
Information
Information
Information
|
| The reflection
of women's contribution to production in the 1993 SNA
The experience of the Dominican
Republic in the process of implementing the 1993 SNA
The treatment of lotteries
in the 1993 SNA
|
N°2 |
Discussion
Information
Discussion
|
| ESA 1995
and the integrated set of NA questionnaires
Two "case-law"
interpretations of the 1993 SNA:
1. Other subsidies on production
to non-market producers
2. Treatment of output of
central banks
Mexico moves towards the
1993 SNA
IMF initiative to improve
economic and financial data
|
N°3 |
Information
Position
officielle
Information
Information
|
| Milestones
for SNA implementation
Clarification of conceptual
issues (seignorage profits of coins)
SNA Implementation and IMF
data standards
Training activities in the
area of national accounts
|
N°4 |
Information
Position officielle
Information
Information
|
| Revision
of the functional classifications
Implementation of the 1993
SNA in Canada
Microcomputing package for
national accounts compilation (ERETES)
IMF Expert Group raises issues
on financial elements of SNA
|
N°5 |
Information
Information
Information
Discussion
|
| Milestones
in action
Accruals versus cash estimates
of taxes on products
Intangible assets, patents
and copyrights in the 1993 SNA
The 1993 SNA research agenda:
A status report
Updating the 1993 SNA
Software for national accounts
in multiple dimensions (IAS'96)
|
N°6 |
Information
Discussion
Discussion
Information
Information
Information
|
|
Updating the 1993 System
of National Accounts
The latest about CPC
Eurostat handbook on Quarterly
National Accounts
Four SNA handbooks finalized
by UNSD
Re-scaling economic time-series
in the World Bank databases
|
N°7 |
Information
Information
Information
Information
Discussion
|
Manuels sur
les statistiques monétaires et financières
Adriaan Bloem, FMI (Pour
information)
Le Manuel sur les statistiques
monétaires et financières (MSMF), qui contiendra des instructions relatives
à l'établissement de statistiques monétaires et d'un vaste ensemble de
statistiques financières, atteindra bientôt le stade de la publication.
En novembre 1996, le groupe d'experts sur les statistiques monétaires
et financières, composé d'experts désignés par les pays membres, ainsi
que de représentants des banques centrales régionales et des organismes
statistiques internationaux, s'est réuni en vue d'examiner le MSMF. Le
groupe a estimé que la méthodologie et la présentation du manuel étaient
excellentes et en a approuvé la publication. Le MSMF fait actuellement
l'objet d'un dernier examen et devrait être publié en langue anglaise
vers la fin de l'année. La publication dans d'autres langues devrait commencer
en 1999.
C'est au début de 1995 qu'a été
entamée la révision du Manuel de statistiques de finances publiques, 1986
(MSFP). Ce manuel définit les règles gouvernant les statistiques utilisées
dans l'analyse budgétaire et dans la transmission des statistiques des
finances publiques au Fonds. Les pays membres ont été invités à faire
connaître leurs vues sur les modifications qui pourraient être apportées
au MSFP. En septembre 1996, le texte anglais d'un projet annoté du manuel
révisé a été envoyé aux pays membres et à d'autres parties intéressées.
L'envoi du projet dans d'autres langues a été terminé en février 1997.
D'importantes modifications de
la méthodologie du manuel sont proposées : il est notamment envisagé de
passer progressivement de l'enregistrement fait essentiellement sur une
base de caisse à un enregistrement effectué principalement sur la base
des droits constatés. Le nouveau système comprendra des comptes de patrimoine
complets qui assureront, d'une manière intégrée et transparente, la concordance
de toutes les transactions, des réévaluations et d'autres faits économiques
avec les comptes de patrimoine. La nouvelle approche permettra d'établir
les statistiques des finances publiques aussi bien sur la base des droits
constatés que sur une base de caisse. La rédaction du manuel révisé a
été poursuivie en tenant compte des observations reçues au sujet du projet
annoté. Plusieurs questions importantes de méthodologie et de terminologie
n'ont pas encore été résolues et font actuellement l'objet de discussions.
Traitement
des coûts des transferts d'actifs
Paul McCarthy, OCDE (Discussion)
Le SCN93 recommande que les coûts
du transfert de propriété d'actifs non financiers existants soient traités
comme faisant partie intégrante de la formation brute de capital fixe
(FBCF) dans les comptes nationaux (paragraphe 10.57 du SCN93).
Pour l'essentiel, les coûts des
transferts de propriété comprennent tous les frais ou commissions de nature
professionnelle à la charge de l'acquéreur ou du vendeur, ainsi que tous
les impôts dus par l'unité qui acquiert et par l'unité qui cède les actifs
(paragraphes 10.55 et 10.56 du SCN93). Lors d'une réunion conjointe OCDE/CESAP
sur la comptabilité nationale, qui s'est tenue en mai 1998, le Singapore
Department of Statistics (SDOS) a présenté un document évoquant certains
problèmes que pose la mise en uvre des recommandations du SCN93.
En bref, il s'agit des problèmes suivants: il est difficile de visualiser
les "actifs" créés par le processus de transfert. Par exemple
: l'actif qui change plusieurs fois de propriétaire a-t-il une valeur
ou une productivité supérieures à un actif identique qui est resté entre
les mains du même propriétaire pendant toute sa durée de vie?
Le traitement recommandé de ces
coûts de transfert (formation brute de capital fixe) est différent de
celui recommandé pour les coûts liés au transfert d'actifs financiers
(paragraphe 11.44 du SCN93). Dans la mesure où des opérations immobilières
sont concernées, aussi bien la FBCF que l'épargne risquent d'être artificiellement
"gonflées" en période de "boom" immobilier, à cause
des activités spéculatives.
La solution proposée par le SDOS
est de traiter les coûts de transfert comme des dépenses courantes, et
non comme formation de capital. L' ISWGNA estime que les propositions
du SDOS doivent faire l'objet d'un examen plus approfondi. C'est la raison
pour laquelle il entame actuellement des consultations sur cette question.
Toute observation doit être adressée à la Division statistique des Nations
Unies (voir Note de la rédaction).
Note de
la rédaction
Le bulletin SNA News and Notes
est un service d'information bisannuel de l'ISWGNA, élaboré par la Division
statistique des Nations Unies (DSNU). Il ne reflète pas nécessairement
la position officielle d'un ou de plusieurs membres de l'ISWGNA (Union
européenne, FMI, OCDE, Nations Unies et Banque mondiale).
SNA News and Notes est publié dans
quatre langues (anglais, français, russe et espagnol) et est disponible
sur Internet à l'adresse suivante: http://www.un.org/Depts/unsd.
Toute correspondance, et notamment
toute demande d'abonnement gratuit, doit être envoyée à l'adresse suivante:
UNSD, Room DC2-1720,
New York, NY 10017;
tél.:+1-212-963-4854,
télécopie: 1-212-963-1374,
courrier électronique: sna@un.org.
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