Apropos de SNA News and Notes
SNA News and Notes
Numéro 5, Janvier 1997
Révision des nomenclatures fonctionnelles
(pour information)
Au chapitre 18, le
Système de comptabilité nationale 1993 propose quatre nomenclatures
fonctionnelles pour les dépenses :
La classification
des fonctions des administrations publiques (CFAP),
La nomenclature des
fonctions de la consommation individuelle (COICOP),
La nomenclature des
fonctions des institutions sans but lucratif au service des ménages
(COPNI), la nomenclature des dépenses de producteurs par fonction
(COPP)
Ces quatre nomenclatures
fonctionnelles (également appelées classifications des dépenses
par fonction) sont en cours de révision : les chefs de file
sont l’OCDE et la Division de statistique des Nations unies (UNSD). Les
structures révisées feront l’objet d’une discussion lors
de la prochaine réunion conjointe OCDE/Eurostat/CEE sur la comptabilité
nationale à la mi-1997. Le processus de révision devrait
se clôturer dans la seconde moitié de 1997. Les deux organisations
devraient préparer une publication sur l’ensemble des nomenclatures
fonctionnelles qui sera soumise à la Commission de statistique
en 1999.
L’article suivant
présente l’état d’avancement du processus de révision.
La partie relative à la CFAP, à la COICOP et à la
COPNI à été préparée par l’OCDE et
la section sur la COPP, par l’UNSD.
CFAP,
COICOP et COPNI
Il est clair que les
trois nomenclatures CFAP, COICOP et COPNI se chevauchent, puisque la COICOP
couvre les dépenses des institutions sans but lucratif au service
des ménages (ISBLSM) et les dépenses de consommation individuelle
des administrations publiques de même que les dépenses des
ménages.
L’OCDE a rédigé
des projets de COICOP (incluant la COPNI) et de CFAP et les a présentés
pour commentaire au groupe de travail d’Eurostat sur les comptes nationaux.
En outre, le premier projet de COICOP a été largement diffusé
par l’UNSD, ce qui a permis d’inclure dans le processus de révision
tous les Etats membres des Nations unies y compris les pays en développement.
Environ quarante instituts nationaux de statistique ont transmis des commentaires
et l’OCDE en a tenu compte lors d’étapes ultérieures de
la révision. Des dispositions semblables sont mises en place pour
recueillir l’avis du plus grand nombre possible de pays dans le cadre
de la révision de la CFAP.
La COICOP se compose
de quatorze divisions. Les divisions 01 à 12 couvrent les dépenses
de consommation individuelle des ménages, la division 13 les dépenses
de consommation individuelle des ISBLSM et la division 14 les dépenses
de consommation individuelle des administrations publiques. Les désagrégations
définies pour la division 13 sont en fait la COPNI dans son intégralité.
Les désagrégations définies dans la division 14 constituent
un sous-ensemble de celles définies pour la CFAP et se rapportent
aux groupes et aux classes de la CFAP que le SCN93 définit comme
des dépenses individuelles (et non collectives)
Les divisions 01 à
12 sont considérées comme définitives par l’OCDE
et Eurostat, tandis que les divisions 13 et 14 ne peuvent pas être
finalisées avant l’achèvement de la CFAP en raison des liens
étroits existant entre ces trois nomenclatures. Les travaux d’établissement
de liens entre la CFAP et la Classification centrale des produits (CPC)
ont considérablement progressé, mais ne sont pas encore
terminés.
L’établissement de la CFAP a pour objectif de clairement identifier
par fonction les dépenses que les administrations publiques consacrent
à des services individuels et à la recherche et au développement
appliqués (R&D). On envisage également de créer
une division pour les dépenses de protection de l’environnement,
même si une autre solution est à l’étude visant à
définir ces dépenses comme une sous-catégorie de
chacune des autres divisions (à la manière du traitement
proposé pour la R&D). De cette manière, les dépenses
totales pour l’environnement peuvent également être définies
comme les montants dépensés pour l’environnement au sein
de chaque grande catégorie d’administrations publiques.
COPP
L’UNSD est en train
de réviser la quatrième nomenclature de la « famille »
des nomenclatures fonctionnelles, à savoir la nomenclature des
dépenses des producteurs par fonction (COPP). Un document décrivant
les critères de structuration de la nouvelle COPP a circulé
parmi les membres de l’ISWGNA. Une version révisée du document
actuel de l’UNSD sera bientôt diffusée à un public
plus large pour commentaire.
Il est proposé
tout d’abord que la COPP reflète les fonctions des dépenses
destinées à soutenir le processus de production comme la
recherche et développement, la promotion des ventes, etc. Des efforts
seront également faits pour harmoniser la COPP avec les principales
divisions des autres nomenclatures fonctionnelles, notamment lorsque ces
dernières reflètent des questions prises en charge par les
administrations publiques et les ménages auxquelles les entreprises
répondent également. Ceci s’applique par exemple à
la santé, à l’éducation et la protection de l’environnement.
La COPP peut notamment être utilisée pour définir
les données relatives à la production des activités
auxiliaires des entreprises qui ne sont pas traitées comme des
établissements par le SCN, mais qu’il est nécessaire de
définir comme unités distinctes dans les comptes satellites
relatifs à la R&D, aux ressources humaines, à la protection
de l’environnement, etc. La COPP sera par conséquent harmonisée
avec des nomenclatures des activités économiques ou des
produits telles que la CITI et la CPC.
Article de fond
Mise en oeuvre du SCN 1993 au Canada(pour
information)
Par M. Kishori Lal
Directeur général,
Division Système de comptabilité nationale, Office statistique
du Canada
L’Office statistique
du Canada vient de terminer un projet détaillant un plan global
de révision historique du système canadien de comptabilité
nationale ainsi que la mise en oeuvre du SCN 1993. Ce projet est présenté
dans un document intitulé « Detailed Record of Issues »
(compte rendu détaillé des points abordés), les notes
de discussion ainsi que les décisions publiées par la Division
Système de comptabilité nationale de l’Office statistique
du Canada. Ces travaux ne doivent pas être considérés
comme terminés ; au moment de mettre en oeuvre les décisions,
il est possible que des modifications doivent être apportées :
celles-ci seront incorporées dans le document final à publier
aux termes de la révision historique qui interviendra à
l’automne 1997.
Nous avons pris quelque
150 décisions, un nombre beaucoup plus élevé que
ce qui était escompté au début de l’exercice l’an
passé. Plus de 50 professionnels, appartenant pour la plupart à
la Division SCN, ont participé au projet. La participation d’un
si grand nombre d’experts peut sembler lourde, mais cette méthode
a été choisie de manière délibérée
afin que les décisions soient la « propriété »
de la personne qui les mettra en oeuvre. L’une des caractéristiques
essentielles de l’exercice est l’harmonisation et la réconciliation
des séries de données établies conformément
aux conventions du SCN avec celles du « système de gestion
financière » (Financial Management System (FMS), version canadienne
du manuel de statistiques des finances publiques (SFP) du FMI) pour les
statistiques du secteur public. L’an passé, l’auditeur général
du Canada s’est déclaré préoccupé devant les
difficultés rencontrées par les utilisateurs pour comprendre
les différentes définitions et conventions en vigueur en
comptabilité publique, dans le SCN et le FMS sur des sujets tels
que le déficit ou la dette du gouvernement fédéral.
Quelque 70 décisions, dans les deux chapitres sur le secteur public
et l’harmonisation FMS/SCN, une fois mise en oeuvre, harmoniseront ou
réconcilieront les séries statistiques dans les trois systèmes.
Les évolutions contenues dans ces deux chapitres seront, nous l’espérons,
utiles à tous ceux qui, au FMI, sont chargés de la préparation
de la révision du MSFP afin de l’aligner plus étroitement
sur le SCN 1993.
Des copies du compte
rendu des décisions relatives à la mise en oeuvre du SCN
(sous format électronique, papier ou disquette) ainsi que des informations
supplémentaires peuvent être demandés à mon
bureau:
Système de comptabilité nationale,
Office statistique du Canada,
Ottawa, Ontario, Canada K1A OT6,
fax +613-951-9031,
courrier électronique : lalkish @statcan.ca
Réunions
et séminaires
La prochaine réunion
OCDE/CEE/Eurostat sur les Comptes nationaux aura lieu à Paris/France
à la mi-1997.
La CESAO organise
un atelier de formation sur la Mise en oeuvre du SCN 1993 pour les pays
arabes en collaboration avec le fonds monétaire arabe en juin 1997
UNSD/CESAP/OIT tiendra
un Atelier sur les statistiques du secteur informel la région asiatique
et pacifique, à Bangkok/Thaïlande, du 12 au 16 mai 1997.
Progiciel
micro-informatique pour l’élaboration des comptes nationaux
Par Michel Seruzier
(pour information)
Expert de comptabilité
nationale, INSEE et Eurostat
Le nouveau SCN incite
de nombreux pays à moderniser leurs comptes nationaux, d’autant
plus que la demande pour une information macroéconomique de qualité
se fait plus forte, tant de la part des acteurs économiques locaux
qu’en raison des exigences de l’intégration économique mondiale.
Et cette modernisation passe le plus souvent par une informatisation des
techniques d’élaboration, ce qui peut d’ailleurs favoriser la demande
pour plus grande visibilité des procédures mises en oeuvre.
Traditionnellement,
la France répond depuis longtemps à des demandes de coopération
dans le champ de la comptabilité nationale. Et elle l’a fait le
plus souvent en proposant une assistance technique s’étendant à
l’ensemble du système déjà proposé dans le
SCN de 1968 (TES compris). Cette expertise acquise au cours du temps a
donné lieu à plusieurs publications. Mais cette demande
a évolué au cours du temps, ainsi que la matière
d’y répondre : prise en compte des besoins en informatique
d’une part, meilleure efficacité dans le transfert de technologie
d’autre part.
C’est pourquoi le
Ministère français de la Coopération et Eurostat
ont décidé de joindre leurs efforts dans le cadre d’une
opération pilotée par l’INSEE pour assurer le développement
d’un produit micro-informatique porteur de l’expertise en question, tout
en l’adaptant aux exigence du nouveau SCN. Ce produit a été
développé en partenariat avec trois pays africains de langue
française (RCA, Cameroun et Côte d’Ivoire), lesquels l’utilisent
déjà pour l’élaboration de leurs propres comptes.
Une version industrielle en français est maintenant sur le point
d’être achevée. Sa mise au point a été réalisée
conjointement par un expert en comptabilité nationale et par une
équipe d’informaticiens professionnels.1)
Présentation
générale
Le module ERETES est
structuré autour d’une base de données relationnelle. Il
est à la fois portable et modulable : chaque pays construit
les nomenclatures qui lui conviennent et dispose d’un certain nombre d’outils.
ERETES favorise le
travail en équipe d’un nombre plus ou moins important de comptables
nationaux. Un poste central (de type PC) permet le pilotage de l’ensemble
du processus d’élaboration : il est également le support
des phases de synthèse. Le travail est également réparti,
pour certaines phases, entre des postes différents. Chacun est
alors responsable d’un sous-ensemble de données, à traiter
selon un cheminement proposé par le module.
Trois phases successives
de répartition des tâches sont prévues :
- La collecte des
données,
- Les travaux analytiques
(équilibres ressources-emplois, comptes de branches, matrices
« qui-à-qui »)
- Des tâches
transversales à ces travaux analytiques.
Pour les travaux les
plus fréquents, des outils spécifiques sont proposés,
qui assurent une interface automatique avec la base de données.
D’autres extractions permettent le transfert des données sous tableur.
En revanche, aucune résolution automatique des contradictions n’est
proposée, afin de laisser toute sa responsabilité au comptable
national. Enfin, le module propose différents outils d’assistance
aux travaux :
- Un écran
de pilotage, pour suivre l’évolution des différentes tâches
à réaliser,
- Un bloc-notes,
pour garder la mémoire des décisions prises ou des difficultés
rencontrées,
- Une aide en ligne
détaillée, associée aux différents écrans,
pour offrir toutes les informations nécessaires à la conduite
des travaux.
La méthodologie
proposée est intégrée : une source statistique
est livrée de manière unique à tous ses utilisateurs,
toute valeur appartenant au domaine des comptes nationaux est gérée
de manière unifiée, quel que soit l’endroit où elle
intervient dans les comptes. De plus, la méthode proposée
permet une évaluation indirect des zones laissées dans l’ombre
par la statistique : économie informelle ou souterraine, insuffisances
statistiques, fraudes diverses. Bien entendu, tout cela suppose une gestion
coordonnée des interventions sur la base de données et la
mise en place d’un processus itératif conduisant progressivement
à la synthèse. De là, des outils sont alors mis à
disposition pour organiser la publication des résultats et le passage
aux comptes de l’année suivante.
Dans sa version actuelle,
le module propose un outillage cohérent pour une élaboration
annuelle du Tableau des Ressources et des Emplois (TRE) et de comptes
à prix constants. En revanche, un tel environnement n’est pas encore
disponible pour les comptes de secteurs institutionnels ; mais, la
base de données fournit un point de départ à de tels
travaux.
1) Le CREPFI, laboratoire
informatique de l’Université de Lyon-1.
Le groupe d’experts du FMI soulève des
questions relatives aux éléments financiers du SCN (pour
discussion)
Par Kevin O’Connor
Assistant au directeur,
Département des statistiques, FMI
Le FMI a bien avancé
dans ses travaux visant à produire un nouveau manuel sur les statistiques
monétaires et financières. Dans le cadre des étapes
finales de révision, un groupe d’experts sur les statistiques monétaires
et financières s’est réuni dans les locaux du FMI en novembre
1996. Ce groupe était composé de représentants de
chaque membre du FMI ainsi que de représentants des organismes
statistiques internationaux et des banques centrales régionales.
Le manuel a pour objectif de proposer des notions et définitions
normalisées permettant de faciliter l’établissement et la
présentation des statistiques monétaires et financières
qui soient exhaustives, actuelles et utiles. Un objectif clé est
l’harmonisation avec le SCN 1993. A cet égard, le groupe recommande
de nombreuses modifications à la méthodologie du SCN en
indiquant que plusieurs autres points concernent des questions clés
de méthodologie à analyser ultérieurement. Comme
pour beaucoup de recommandations de ce type, les modifications au SCN
ne peuvent être apportées que par l’ISWGNA et uniquement
lorsqu’elles obtiennent un large soutien.
Recommandation 1 :
Règlements en rapport avec des swaps de taux d’intérêt,
des contrats de garantie de taux et instruments similaires
Le groupe d’experts
est convenu que les règlements en rapport avec les swaps de taux
d’intérêts, des contrats de garantie de taux et instruments
similaires peuvent être traités comme des opérations
financières plutôt que comme des paiements de revenus de
propriété (intérêts) comme le recommandent
les normes actuelles du SCN (§11.34). Il s’est agi d’une question délicate,
mais au vu de la force des avis exprimés en faveur du changement
ainsi que les changements de position de certains experts, le groupe d’experts
a formulé une recommandation selon laquelle il conviendrait de
changer les règles du SCN. Cette recommandation repose principalement
sur l’évidence des changements dans les pratiques du marché
depuis l’élaboration du SCN. A l’origine, on pensait que beaucoup,
voire la plupart, des opérations sur ces instruments financiers
dérivés étaient liées à des opérations
de prêt et quelles affectaient, par nature, le coût réel
intérêts effectifs de l’emprunt. De semblables pratiques
se poursuivent et sont explicitement reconnues dans la comptabilité
financière. Néanmoins, il s’est avéré qu’un
changement important était intervenu dans les pratiques du marché
et que , désormais, la vaste majorité des opérations
sur ces instruments était liée à un positionnement
sur le marché et à des échanges entre banques et
autres institutions financières. Par nature, ces opérations
sont fondamentalement financières. Il a également été
invoqué qu’il n’est pas possible dans le cadre du SCN d’avoir des
paiements de revenus de la propriété sans propriété,
ce qui crée également des difficultés de mesure et
d’interprétation.
Il s’agit d’une modification
significative de la méthodologie qui touchera directement l’enregistrement
des flux d’intérêt avec le reste du monde et avec d’autres
secteurs de l’économie et qui affectera également l’enregistrement
des opérations sur titres. De même, dans la mesure où
les règlements en rapport avec ces instruments financiers dérivés
sont utilisés pour couvrir la volatilité des flux d’intérêt
réels, une modification de la méthodologie pourrait entraîner
des augmentations de la volatilité des flux d’intérêts
qui est enregistrée. Il convient de noter que certains comptables
souhaiteraient une solution relativement rapide à cette question
en raison de la nécessité de concevoir de nouvelles enquêtes
pour la collecte de données sur les produits financiers dérivés.
Si ce changement est adopté, il sera également reflété
dans la méthodologie de la balance des paiements du FMI.
Recommandation 2 :
Nomenclature des unités institutionnelles qui contrôlent
les institutions financières.
Le groupe d’experts
est convenu qu’il y aurait lieu de classer les unités institutionnelles
distinctes, y compris les organismes publics, dont l’activité principale
est le contrôle des institutions financières dans le sous-secteur
des auxiliaires financiers plutôt que dans celui de la banque centrale,
comme le recommande le SCN 1993. Dans de nombreux pays, la banque centrale
agit en tant qu’organisme de contrôle ou de supervision des banques
et autres institutions financières, mais le consensus est général
pour classer comme auxiliaires les unités distinctes qui contrôlent
et supervisent le secteur financier dans la mesure où elles ne
sont pas des intermédiaires par nature. Ceci est en conformité
avec les normes adoptées par le SEC.
Question en suspens :
Traitement des sièges des banques centrales régionales
Une question en suspens
au sein du groupe d’experts concerne la question de savoir si les actifs
et passifs du siège d’une banque centrale « régionale »
sont imputés aux pays membres ou si cette banque est considérée
comme non résidente et qu’elle détient ainsi ses propres
actifs et passifs. Deux banques centrales régionales, la Banque
des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et la Banque centrale des Caraïbes
orientales (ECCB) ont indiqué qu’elles appliquaient le traitement
actuel du SCN (à savoir la ventilation de l’ensemble des opérations
et des soldes entre les Etats membres), mais l’Institut monétaire
européen (IME) a indiqué qu’il ne s’était intéressé
à ce problème que tout récemment et qu’il n’était
dés lors pas encore en mesure d’indiquer une quelconque préférence
pour un traitement donné.
Il est possible que
des différences significatives existent entre la structure et les
pratiques des banques centrales régionales et que différents
traitements soient envisageables. Les banques régionales existant
au moment de l’élaboration des normes actuelles du SCN avaient
tendance à avoir des structures unifiées mais il apparaît
que les banques centrales nationales et régionales s’inscrivant
dans le cadre du futur système européen pourraient légitimement
être considérées comme des unités institutionnelles
distinctes. Le groupe a fait observer qu’à ce sujet, les besoins
analytiques des banques elles-mêmes devraient avoir la priorité
lors de la décision portant sur la méthodologie. Le traitement
de cette question est également susceptible d’affecter la balance
des paiements et la position d’investissements internationaux.
Question en suspens :
Enregistrement complet des intérêts sur la base des droits
constatés
Il a également
été suggéré de clarifier le traitement réservé
par le SCN 1993 aux intérêts courus sur les titres de créance
négociables en ayant recours aux taux d’intérêts courants
du marché plutôt qu’aux taux d’intérêt à
l’échéance pour calculer les flux d’intérêt.
Il a été avancé que cette méthodologie était
cohérente avec l’exigence du recours à l’évaluation
courante dans les comptes, qu’elle empêchait tout écart entre
les opérations et les positions des créditeurs et des débiteurs
et qu’elle était indispensable pour balancer correctement les opérations
et les positions dans les comptes.
Le président
du groupe d’experts a indiqué que la proposition soulevait des
questions fondamentales et que le SCN 1993 utilise implicitement le point
de vue du débiteur calculer les intérêts courus. Le
groupe d’experts n’a pas discuté cette question de manière
approfondie et n’a pas pris position sur le fond, mais le président
a souligné que l’ISWGNA serait informé en espérant
que les discussions ultérieures clarifieraient le SCN. Il a également
fait observé que les opérations sur intérêts
des administrations publiques ainsi que les soldes des impôts pourraient
être touchés.
Eclaircissement :
la « compensabilité » sur le marché comme critère
d’établissement de la valeur des instruments financiers dérivés
Le groupe d’experts
convient que la « compensabilité sur la marché »
peut s’appliquer dans le cadre des normes actuelles du SCN comme preuve
de la valeur aux fins de détermination de la frontière des
actifs en ce qui concerne les produits financiers dérivés
(§11.28 et 11.34). La « compensabilité » est la possibilité
de clôturer des positions en enregistrant des positions correspondantes
sur le marché dans les instruments relativement proches. Cette
possibilité est considérée comme une preuve que l’instrument
financier dérivé à une valeur mesurable. Les valeurs
sont communément utilisées par les opérateurs sur
le marché et sont également utilisées dans les normes
comptables financières.
Le consensus règne
sur ce point. Le Système européen des comptes (SEC) reconnaît
également explicitement la « compensabilité ».
Le groupe d’experts a estimé qu’il s’agissait d’un point d’éclaircissement
des normes du SCN et que cela n’impliquait aucune modification des règles
de base. Il convient d’en avertir les comptables nationaux. D’un point
de vue pratique, cet éclaircissement débouche sur l’inclusion
dans les actifs financiers d’un assez large éventail de produits
financiers dérivés ; toutefois, un certain nombre d’instruments
dérivés restent en dehors de la frontière des actifs
financiers. Il convient d’engager une réflexion technique plus
approfondie pour déterminer de manière précise quelles
sont les pratiques qui constituent ce que l’on peut qualifier de « compensabilité ».
Guides
et manuels
En septembre 1996,
les Nations unies ont publié
le SCN 1993 en chinois.
L’OCDE a récemment publié
La comptabilité d’inflation : un manuel de comptabilité
nationale dans un contexte de forte inflation
Les commandes peuvent être adressées à l’OCDE Paris
(télécopieur 331-4910-4299).
La FAO a récemment publié un
Système de comptes économiques pour l’alimentation et l’agriculture
(SEAFA)
Ce système a été établi sur la base des notions
recommandées par le SCN 1993.
Eurostat a publié son
Système européen des comptes
(SEC 1995) dans les onze langues communautaires. Si le SEC 1995 correspond
dans les grandes lignes au SCN 1993 en ce qui concerne les définitions,
les règles comptables et les nomenclatures, il intègre également
certaines différences le rendant plus conforme à l’utilisation
au sein de l’Union européenne (UE). Le SEC 1995 est une amélioration
considérable de la version précédente qui datait
de 1979, des progrès considérables ayant été
réalisés en matière d’harmonisation de la méthodologie
et de précision. Le SEC 1995 peut être commandé auprès
de l’Office des publications de l’UE à luxembourg, tél. :
+352-2929-42027. La version papier [numéro de catalogue CA-15-96-001-**-C(**=DA,DE,EN,ES,FI,FR,GR,IT,NL,PT,SV)]
coûte 50 ECU. Un CD-ROM multilingue (numéro de catalogue
CA-15-96-002-1F-Z) est disponible au prix de 80 ECU.
Mise à jour : le SCN 1993 sur CD-ROM
Comme il a été annoncé dans le précédent
numéro de SNA News and Notes, le SCN 1993 sur CD-ROM a été
publié en juillet 1996. Les utilisateurs ont exprimé leur
satisfaction et mis en exergue l’utilité de caractéristiques
telles que les recherches plein texte, les index, les liens hypertexte
et les signets. Comme tout nouveau produit, le CD-ROM SCN 1993 contient
encore des « bugs » : jusqu’à présent, deux
problèmes mineurs ont été découverts en ce
qui concerne l’impression des chapitres et l’index. En voici les solutions :
- Lors de la sélection de l’une des options « Print Chapter »
du menu de fichier, un message apparaît disant que le fichier
« PRMANY.DLL » n’existe pas. Le fichier fait effectivement
défaut sur le CD. Veuillez contacter l’UNSD par courrier électronique
pour que nous puissions vous envoyer le fichier « PRMANY.DLL ».
En le copiant dans le répertoire/windows/system/, le problème
sera résolu. Vous pouvez également décharger ce
fichier de notre page d’accueil UNSD. Veuillez noter que la commande
d’impression par sujet fonctionne correctement.
- Le lien vers les entrées « H » ne figure pas dans
l’index du CD-SCN. Il est possible d’accéder à ces entrées
de la manière suivante : sur l’écran principal du
CD-SCN, cliquez d’abord sur « Search », tapez ensuite « handbook »
sur la ligne de recherche, puis cliquez sur « Selected topics groups »
dans la colonne inférieure gauche sur la fenêtre de recherche
et « book index » dans la liste à droite des « topic
group », tapez enfin ENTER, « Index H » apparaît
alors dans la fenêtre de résultat de la recherche, en validant
par ENTER, on obtient la liste « H »
Certains utilisateurs ont eu des difficultés à visualiser
les tableaux du SCN. Cela est dû à une installation incorrecte
du CD-ROM. La page 2 (colonne 2) du manuel accompagnant le CD-SCN décrit
de manière détaillée le mode de fonctionnement de
la visualisation des tableaux et la manière de l’activer dans une
étape séparée en spécifiant le répertoire
de travail.
Actions de formation dans le domaine de la comptabilité
nationale
(pour information)
De nombreuses institutions offrent une grande variété de
programmes de formation sur le nouveau SCN. Deux de ces programmes sont
présentés ci-dessous : Institut statistique pour l’Asie
et le Pacifique (SIAP) : le SIAP est établi à Tokyo
depuis 1970 et est en centre international visant à établir
une coopération régionale en matière de formation
de statisticiens publics des pays en voie de développement de la
région. L’élément principal du programme de formation
de l’institut est le cours de formation en groupe sur la pratique des
statistiques. Il s’agit d’un cours de six mois centré sur les aspects
pratiques des statistiques dans le cadre des travaux de statisticiens
nouvellement recrutés. Au cours des trois derniers mois du cours,
les participants ont la possibilité de se spécialiser dans
un thème, par exemple les comptes nationaux.
Un module de comptabilité nationale est également intégré
dans d’autres cours de formation du SIAP. Il s’agit notamment d’un cours
de formation spécial en groupe sur l’analyse et l’interprétation
des statistiques, cours d’une durée de deux mois réservé
à des statisticiens moyennement avancés, ainsi que de cours
par pays sur des thèmes spéciaux.
Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès
de l’institut statistique des Nations unies pour l’Asie et le Pacifique
(SIAP), Economic Cooperation Centre Bldg, Annexe 2F, 42 Hommura-cho, Ichigaya,
Shinjuku-ku, Tokyo 162, Japon, tél : +81-3-3357-8351, télécopieur
+81-3-3341-1298 ou +81-3-3356-8305 ; ou par courrier électronique
unsiap@po.iijnet.or.jp.
Le Bureau of Economic Analysis (BEA) : le BEA propose des programmes
par séminaire pour les comptables internationaux spécialisés
en matière de revenus. Les cours de formation comprennent des programmes
en matière d’évaluation, de programmation et de promotion
de la croissance économique et de l’amélioration sociale.
Les cours suivants auront lieu en anglais.
Nouveau système de comptabilité nationale 1993, 21 janvier-7mars
1997 ; Revenu national américain et comptabilité des
produits, 10 mars-2 mai 1997 ; Prix et comptabilité à
prix constants, 5 mai-27 juin 1997 ; Indicateurs économiques
et sociaux, 30 juin-22 août 1997 ; Comptabilité entrées-sorties,
25 août-17 octobre 1997 ; Comptes de capital et comptes financiers,
bilans et opérations internationales, 20 octobre – 12 décembre
1997. Les inscriptions sont ouvertes. Il est possible d’adresser d’autres
questions au BEA, US Department of Commerce, tél. : +202-606-9728,
télécopieur +202-606-5322.
Notes de la rédaction
SNA News ans Notes est un bulletin d’information semestriel de
l’ISWGNA élaboré par la Division de statistique des Nations
unies (UNSD). Il ne reflète pas nécessairement la position
officielle des membres de l’ISWGNA. SNA News and Notes est publié
en trois langues (anglais, français et espagnol) et peut être
consulté via Internet : http//www.un.org/Depts/unsd. Toute
correspondance, y compris les demandes d’abonnement gratuit, doit être
adressée au
Département de statistique des Nations unies (UNSD),
Room DC2-1720,
New York, NY 10017,
fax (1) – 212-963-1374.
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