Apropos de SNA News and Notes
SNA News and Notes
Numéro 15, Octobre 2002
Comptabilité intégrée de l'économie
et de l'environnement
Alessandra Alfieri, DSNU, et Robert Smith, Statistics Canada
La révision du manuel des Comptes intégrés de
l'économie et de l'environnement, connu sous l'abréviation
SEEA, touche à sa fin. Le processus de révision a été
mené conjointement par les Nations unies, Eurostat, le FMI, l'OCDE
et la Banque mondiale. La majeure partie des travaux a été
réalisée par le Groupe de Londres sur la comptabilité
environnementale dont la coordinatrice éditoriale était
Ann Harrison. Le processus de révision a été entamé
en 1998 lors de la cinquième réunion du Groupe de Londres
tenue à Fontevraud (France), à la suite de la recommandation
de la Commission de statistique de février 1997 qui "se réjouissait
de la proposition de la DSNU de collaborer avec le Groupe de Londres sur
la révision du SEEA". Le manuel est le résultat des
travaux de plusieurs réunions du Groupe de Londres, de son comité
de coordination (composé des organismes responsables et des pays
accueillant les réunions précédente et future, Statistics
Canada assumant le secrétariat) ainsi que d'un vaste processus
de consultation. Celui-ci a comporté la diffusion du document sur
le site Web du Groupe de Londres afin de récolter les commentaires
du public, la consultation d'experts et la présentation des chapitres
du SEEA lors de réunions internationales comme celle de l'Association
internationale de recherches sur le revenu et la richesse (IARIW) ainsi
que différents séminaires internationaux dans plusieurs
parties du monde.
En mars 2001, lors de sa vingt-deuxième session, la Commission
de statistique a créé un "groupe des amis de la présidence",
présidé par M. Svein Longva de Statistics Norway, qui a
été chargé d'examiner le projet. L'année suivante,
sur recommandation du groupe, la Commission de statistique a approuvé
le document moyennant la prise en compte d'un certain nombre de modifications.
Celles-ci ont été intégrées grâce à
l'aide apportée par M. Robert Smith de Statistics Canada; un comité
éditorial constitué des organismes responsables est actuellement
occupé à finaliser le projet. Après approbation du
document par les organismes en question, la version finale sera publiée
sur le site Web de la DSNU et entrera dans le cadre du processus formel
de publication des Nations unies. Un glossaire et un index seront également
élaborés.
Le SEEA constitue un système satellite du Système de
comptabilité nationale, qui rassemble au sein d'un cadre commun
des informations économiques et environnementales dans le but de
mesurer la contribution de l'environnement à l'économie
et l'impact de l'économie sur l'environnement. Elle fournit aux
décideurs politiques des indicateurs et des statistiques descriptives
permettant de suivre ces interactions ainsi qu'une base de données
permettant la planification stratégique et l'analyse politique
afin d'identifier des schémas de développement plus durables.
Le SEEA permettra donc aux gouvernements de formuler et de suivre des
politiques économiques d'une manière plus efficace, de mettre
en uvre des réglementations en matière d'environnement
et des stratégies de gestion des ressources mieux adaptées
et d'utiliser les impôts et les subventions à meilleur escient.
Il permettra également d'améliorer le dialogue politique
entre les différentes parties intéressées en mettant
à disposition un système transparent d'informations sur
les relations entre les activités humaines et l'environnement.
Le SEEA, qui vise à mesurer de façon systématique
les interactions entre l'économie et l'environnement, représente
une avancée majeure vers la normalisation et l'harmonisation des
concepts, définitions et méthodes. Le système comprend
quatre catégories de comptes:
- Comptes de flux pour la pollution, l'énergie et les matières
premières. Ces comptes fournissent des informations au niveau
des branches sur la consommation d'énergie et de matières
premières entrant dans le processus de production et sur la production
de substances polluantes et de déchets solides. Ils fournissent
des indicateurs d'éco-efficacité, de pollution et d'intensité
d'utilisation des matières premières qui peuvent servir
à mesurer la pression sur l'environnement et à envisager
des solutions alternatives pour réduire celle-ci.
- Comptes des dépenses en matière de protection de
l'environnement et de gestion des ressources. Ces comptes identifient
les dépenses supportées par les entreprises, les administrations
publiques et les ménages à des fins de protection de l'environnement
ou de gestion des ressources naturelles. Ils reprennent dans le SCN
existant les éléments qui permettent une bonne gestion
de l'environnement et montrent comment rendre plus explicites les opérations
ayant un effet sur l'environnement. Ces comptes peuvent être utilisés
pour évaluer l'impact économique des législations
et impôts en matière d'environnement et leurs effets sur
la réduction de la pollution.
- Comptes des ressources naturelles. Ces comptes comptabilisent
les stocks et les variations des stocks des ressources naturelles telles
les terrains, les ressources halieutiques, les forêts, l'eau et
les matières premières minérales, permettant un
suivi plus efficace des richesses d'un pays. Ils permettent également
de calculer des indicateurs comme la valeur totale du capital naturel
et les coûts économiques de l'épuisement des ressources
naturelles.
- Évaluation des flux non marchands et d'agrégats corrigés
des effets environnementaux. Cette partie propose des techniques
d'évaluation des éléments non marchands et de leur
utilisation dans le cadre de questions politiques spécifiques.
Elle aborde le calcul, les avantages et les désavantages de plusieurs
agrégats macro-économiques corrigés des coûts
d'épuisement et de dégradation. Elle examine également
les corrections relatives à ce que l'on appelle les dépenses
"défensives".
Un nombre croissant de pays membres de l'OCDE et de pays en développement
ont commencé à produire des comptes de l'environnement,
calculant différents éléments en fonction de leurs
préoccupations et priorités en matière environnementale.
Les pays disposant d'importantes ressources ont généralement
élaboré des comptes des actifs afin de définir des
politiques visant à une meilleure gestion des ressources naturelles.
Les pays où la pollution est un problème majeur ont développé
des comptes des flux physiques, souvent liés à des comptes
de la protection de l'environnement de manière à analyser
l'impact des structures de consommation et de production sur l'environnement
et les effets des dépenses en matière d'environnement sur
la réduction des émissions.
Inventaire des pratiques nationales
en matière d'estimation des activités économiques
cachées et informelles aux fins des comptes nationaux
Lidia Bratanova, Division de
statistique de l'UNECE
En 2001, la Division de statistique de l'UNECE a réalisé
une étude des pratiques nationales en matière d'estimation
des activités économiques cachées et informelles
aux fins des comptes nationaux. Cet exercice constituait une mise à
jour d'une enquête précédente menée en 1991.
Vingt-neuf pays membres de l'ECE ont participé, contre neuf en
1991. Plusieurs contributions nationales ont atteint des niveaux d'estimation
et de description méthodologiques allant bien au?delà des
mesures plus traditionnelles de l'économie cachée et informelle,
couvrant la production illégale, la production des ménages
pour usage final propre et d'autres activités normalement ignorées
dans les méthodes classiques de collectes de données. Ce
faisant, ils ont couvert une large part du cadre décrit dans le
Manuel pour la mesure de l'économie non observée publié
par l'OCDE en 2002.
La publication à paraître de l'UNECE Inventaire des pratiques
nationales en matière d'estimation des activités économiques
cachées et informelles aux fins des comptes nationaux poursuit
un objectif triple. D'une part, elle propose un inventaire des pratiques
actuelles dans un certain nombre de pays membres de l'ECE. Ensuite, elle
fournit une base complète et unique pour les comparaisons entre
pays des méthodes utilisées pour estimer l'ampleur et l'importance
des différents types d'activités non observées. Enfin,
elle peut servir de référence utile pour les pays lorsqu'ils
s'attachent à enregistrer de manière plus complète
les activités de production à la fois observées et
non observées, leur permettant d'améliorer l'exhaustivité
de leurs comptes nationaux.
L'étude montre qu'en règle générale, les
pays se sont concentrés sur l'estimation des composantes de l'économie
non observée (ENO) qui sont les plus significatives dans leur situation
propre. C'est ainsi, par exemple, que l'ENO est vraisemblablement structurée
différemment dans les économies en transition que dans les
économies de marché hautement développées.
En outre, les estimations pour un certain nombre de pays sont liées
à leur engagement dans le projet lancé par Eurostat il y
a plusieurs années visant à améliorer l'exhaustivité
de leurs estimations du PIB. En cherchant à améliorer cette
exhaustivité, l'accent est mis davantage sur des sources de données
plus complètes et plus fiables rendant compte de l'ensemble des
activités économiques, quelles que soient ces sources.
Si certains pays sont capables de prendre en compte différents
aspects de l'économie non observée, au sein de l'ECE, celle-ci
est généralement importante dans les pays candidats à
l'UE (dans une fourchette comprise entre 10 et 22 % du PIB) ainsi que
dans les pays de la Communauté des États indépendants
? CEI (dans une fourchette comprise entre 12 et 48 % du PIB).
L'économie informelle et la production des ménages pour
usage final propre sont plus importantes dans les pays de la CEI et dans
les pays candidats à l'UE que dans les économies de marché
développées. C'est ainsi, par exemple, que d'après
les estimations portant sur 1999, ces activités représentaient
plus de 35 % du PIB de l'Arménie et plus de 38 % du PIB du Kyrghizstan.
Parmi les membres de l'ECE, des estimations ont été réalisées
pour les différentes activités illégales suivantes:
la production, l'importation, la vente et la consommation de drogues illégales,
la prostitution, le commerce de produits audio et vidéo fabriqués
illégalement ainsi que le vol et la contrebande. Onze pays (Canada,
République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie,
Macédoine, Pologne, Slovaquie, Royaume?Uni et États-Unis)
ont produit des estimations d'une ou plusieurs de ces activités,
quoique généralement sur une base expérimentale.
En raison des difficultés de mesure, la plupart des estimations
des activités illégales doivent être considérées
comme ayant uniquement un caractère indicatif.
Quatre pays seulement incluent des chiffres relatifs à l'économie
illégale dans les estimations du PIB qu'ils publient (République
tchèque, Estonie, Slovénie et Royaume-Uni).
Un certain nombre de conclusions générales peuvent être
tirées des informations et des données contenues dans les
contributions nationales:
- l'économie souterraine est plus fortement développée
dans les branches qui fournissent la majeure partie de leur production
aux personnes. Il s'agit plus particulièrement du commerce de gros
et de détail, de la construction, des transports, des hôtels
et restaurants ainsi que des services aux entreprises. Ces activités
sont généralement le fait d'unités de petite taille
(par exemple des petites entreprises non constituées en sociétés
ou similaires);
- au niveau des secteurs institutionnels, la plupart des ajustements
apportés pour des activités non observées concernent
les sociétés non financières et les ménages;
- sur la base de l'expérience acquise par les pays qui classent
l'économie non observée conformément aux directives
d'Eurostat, il apparaît que la contribution la plus importante à
l'économie non observée peut être imputée à
des causes économiques, c'est-à-dire la sous?déclaration
délibérée de revenus (ou la surdéclaration
de coûts). La seconde cause la plus significative est la production
d'unités qui, pour diverses raisons, n'apparaissent pas dans les
registres statistiques. La production sous?déclarée s'élève,
en moyenne, à quelque 7 % du PIB dans les pays candidats à
l'UE, tandis que l'estimation de la production des unités non enregistrées
dans ces mêmes pays s'établit en moyenne à 4,8 % du
PIB;
- en ce qui concerne l'optique des dépenses, la contribution la
plus importante à l'économie non observée concerne
les dépenses de consommation finale des ménages. Dans les
estimations de la production, les principales activités concernées
sont le commerce (gros et détail), la construction, les transports
ainsi que les hôtels et restaurants.
Il est prévu que la Division de statistique de l'UNECE mène
une autre enquête sur les pratiques nationales dans environ trois
à cinq ans afin de suivre les progrès réalisés
par les pays membres dans la mise en uvre des recommandations du
Manuel pour la mesure de l'économie non observée.
L'établissement des comptes
trimestriels dans les pays de l'ASEAN
Viet Vu, DSNU
La crise économique qui a frappé l'Asie
en 1997 a engendré une demande d'indicateurs économiques
conjoncturels, parmi lesquels diverses données économiques
et financières permettant de suivre de plus près l'évolution
de l'économie. L'établissement de comptes trimestriels est
devenu une des priorités du programme de développement et
d'amélioration statistiques de l'ASEAN, organisation qui comprend
dix pays: Brunei, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie,
Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.
De nombreux séminaires et formations sur les comptes annuels et
trimestriels et les statistiques apparentées ont été
organisés par la Banque du développement asiatique, le FMI
et la DSNU dans le cadre du Compte de développement statistique
des Nations unies. Le tableau ci-après résume certaines
des caractéristiques des comptes trimestriels dans les pays de
l'ASEAN.
|
Année de lancement des CT
|
Types de statistiques établies
|
Délai de publication
|
Ajustement saisonnier
|
Étalonnage
|
| Brunei |
Pas encore
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| Cambodge |
Pas encore
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| Indonésie |
1968
|
PIB par activités économiques et
dépenses finales
|
2 mois
|
Oui (seules les données ajustées
sont publiées)
|
Méthode de Denton
|
| Laos |
Pas encore
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| Malaisie |
1999
|
PIB par activités économiques et
dépenses finales, RNB
|
2 mois
|
Non
|
Méthode de Denton
|
| Myanmar |
Pas encore
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| Philippines |
1981
|
PIB par activités économiques et
dépenses finales
|
2 mois
|
Oui (tant les données ajustées que
celles non ajustées sont publiées)
|
Méthodes au pro rata
|
| Singapour |
1974
|
PIB par activités et dépenses finales,
RNB, transactions courantes nettes avec le RM, capacité/besoin
net de financement
|
1,5 mois
|
Oui (tant les données ajustées que
celles non ajustées sont publiées)
|
Moindres carrés généralisés
|
| Thaïlande |
1998
|
PIB par activités économiques et
dépenses finales
|
2,75 mois
|
Oui (seules les données ajustées
sont publiées)
|
Méthode de Denton
|
| Vietnam |
1999
|
PIB uniquement par activités économiques
|
5-10 jours
|
Non
|
Méthode de Bassie
|
Les données utilisées pour les comptes
trimestriels proviennent de sources administratives et d'enquêtes
par sondage. En tant que petit État-cité, Singapour est
capable de mener des enquêtes par sondage pour l'ensemble des branches
des industries manufacturières et de la construction. Les Philippines
et la Malaisie n'ont recours à des enquêtes par sondage que
pour les grandes entreprises. L'Indonésie et le Vietnam mènent
des enquêtes auprès d'un éventail bien plus large
d'activités. D'autres variables de substitution telles l'emploi
et la consommation d'électricité, par exemple, sont également
largement utilisées pour les extrapolations. Pour les pays qui
ne mènent pas d'enquête auprès des entreprises non
constituées en sociétés, les données relatives
aux sociétés sont extrapolées à l'aide d'un
pourcentage déterminé afin de rendre compte des activités
de ces entreprises non constituées en sociétés.
Les pays de l'ASEAN qui ont entrepris récemment d'établir
des comptes trimestriels ont largement bénéficié
des échanges d'expériences qui ont eu lieu lors des séminaires
et des voyages d'études qu'ils ont effectués auprès
de pays plus expérimentés comme les Philippines et l'Indonésie.
Mise en uvre du SCN en ce qui concerne
la capitalisation des logiciels
François Lequiller, OCDE
En matière de logiciels, le Système de comptabilité
nationale (SCN 1993) a innové en recommandant la capitalisation.
Ce changement a bénéficié d'un large accueil favorable
puisqu'il reconnaît aux logiciels ont un caractère d'"actifs"
et d'"investissements". Toutefois, cette innovation a un coût,
à savoir une détérioration de la comparabilité
internationale des statistiques économiques. L'examen des techniques
d'estimation utilisées dans la zone OCDE montre que les différences
constatées entre les données reflètent tout autant
des différences dans l'interprétation de la définition
des logiciels que des divergences entre les méthodes de mesure.
La capitalisation des logiciels pourrait conduire à une révision
du niveau du PIB à prix courant supérieure à 1 %,
avec toutes les conséquences annexes sur la croissance du PIB et,
naturellement, sur les investissements en TIC.
Une task force conjointe Eurostat/OCDE a été créée
en octobre 2001 pour tenter de résoudre ces problèmes de
mesure et d'améliorer la comparabilité internationale. Les
participants à la task force représentent 19 pays, soit
12 pays européens et 7 pays non européens. L'objectif de
cette task force est de formuler des recommandations théoriques
et pratiques sur la mesure des logiciels dans les comptes nationaux. Les
recommandations font l'objet d'un rapport qui a été présenté
au Comité PNB européen en juillet 2002 et à la réunion
des experts des comptes nationaux de l'OCDE en octobre 2002. La version
du rapport avant cette dernière réunion est disponible à
l'adresse suivante: http://www.oecd.org/EN/document/0,,EN-document-424-15-no-20-31122-0,00.html
En matière de mesure, la question centrale consiste à déterminer
comment distinguer les dépenses d'investissement en services informatiques
(logiciels) de la consommation intermédiaire en services informatiques.
Le ratio des logiciels capitalisés sur la dépense totale
(des entreprises et des administrations publiques) en services de logiciels
constitue une mesure de la propension d'un pays à capitaliser les
logiciels; une comparaison de ce ratio (le ratio d'investissement) permet
d'obtenir une vue d'ensemble de l'ampleur des différences de mesure
entre les pays. Le graphique ci-après compare ce ratio pour 14
pays de l'OCDE.
A priori, en partant de l'hypothèse qu'il existe des définitions
et des méthodes de mesure communes, on pourrait s'attendre à
ce que les ratios par pays soient bien plus proches les uns des autres.
Un des objectifs de la task force devait donc être d'obtenir des
ratios similaires pour les mêmes groupes de sous-produits de services
informatiques pour les différents pays. Le succès des travaux
de la task force au cours des prochaines années dépendra
donc de sa capacité à déterminer les valeurs de référence
(une fois que les instituts nationaux de statistique auront adopté
les modifications recommandées dans le rapport)
Le premier chapitre du rapport se concentre sur les questions de définition,
de concept et de classification. Il considère les différents
concepts d'uvres originales et de reproductions d'uvres originales
et ce qui les distingue. La production de logiciels pour compte propre
est également examinée, en particulier la production pour
compte propre d'uvres originales destinées à la reproduction.
La seconde partie du rapport examine et commente la question de la cohérence
entre la balance des paiements et les comptes nationaux, tandis que la
troisième partie traite des questions de déflation.

Les réponses au questionnaire sur les déflateurs utilisés
pour les logiciels confirment qu'il existe des différences significatives
entre les types de déflateurs utilisés; c'est ainsi, par
exemple, que certains pays appliquent des ajustements de qualité
et d'autres pas. Entre 1995 et 2000, les prix des logiciels qui ont été
mesurés dans les comptes nationaux se sont situés dans une
fourchette comprise entre + 30 % (Suède) et - 25 % (Australie).
Finalement, le rapport formule des recommandations concernant la mesure
pratique des investissements en logiciels dans les comptes nationaux sur
la base des sources statistiques existantes.
Les modifications à la CITI et à
la CPC dans le cadre des mises à jour 2002 et leur impact potentiel
sur les statistiques des comptes nationaux
Ralf Becker, DSNU
Introduction
Conformément aux lignes directrices établies par la Commission
de statistique lors de ses sessions de 1999, 2000 et 2001, les modifications
structurelles apportées à la classification internationale
type, par industrie, de toutes les branches d'activité économique
(ISIC) ont été réduites à un minimum, étant
donné les modifications plus substantielles qui sont envisagées
lors de la révision prévue pour 2007. La mise à
jour 2002 s'est dès lors concentrée sur les notes explicatives
et autres textes annexes ainsi que sur la mise à disposition
d'outils permettant de comparer les données CITI à d'autres
branches nouvelles comme la branche "Information".
Il en a résulté un certain nombre de modifications structurelles
mineures sous la forme de nouvelles classes au niveau le plus détaillé.
Ces modifications sont intervenues uniquement au niveau à quatre
chiffres et ne devraient affecter aucune des statistiques agrégées
établies dans le cadre des comptes nationaux. D'autres corrections
mineures telles le déplacement des prêteurs sur gage du
commerce de détail vers l'intermédiation financière
ne devraient pas non plus avoir d'impact significatif sur les comptes
nationaux.
La seule modification introduite à un niveau plus élevé
de la CITI est la création de deux nouvelles divisions pour la
production non différenciée de biens et de services par
les ménages afin de répondre, notamment, aux besoins des
enquêtes sur les forces de travail.
Des critères similaires ont été appliqués
à la Classification centrale des produits (CPC). Toutefois, des
demandes plus insistantes de clarification ayant été formulées
pour cette classification, certains changements ont été
apportés à des catégories de niveau plus élevé.
Si la collecte de données individuelles et la production à
des niveaux détaillés, par exemple pour les statistiques
des prix, peuvent devoir tenir compte des modifications apportées
à n'importe quel niveau de la classification, le calcul des données
agrégées et publiées ne sera affecté que
par les quelques modifications apportées aux niveaux supérieurs.
Les changements apportés aux deux niveaux les plus élevés
de la CITI et de la CPC qui peuvent avoir une influence sur les statistiques
des comptes nationaux sont énumérés ci-après.
Changements à la CITI (niveaux supérieurs)
- ajout des divisions 96 et 97; modifications à la section P
Changements à la CPC (niveaux supérieurs)
- nouvelles catégories de déchets dans la division 39;
peu d'impact sur les totaux
- suppression des divisions 51, 52 et 53; modifications à la
section 5
- inclusion dans la section 73 des droits de licence pour l'utilisation
d'actifs incorporels non financiers
- restructuration de la division 84 (télécommunications)
- nouvelle classe 8363 pour la vente/la location d'espaces publicitaires
- nouveau groupe 641 pour les services de transport terrestre par mode
mixte
- réorganisation des divisions 86-89:
- ancienne version:
- 86 = Services de production pour compte de tiers
- 87 = Services d'entretien et de réparation
- nouvelle version (traduction non officielle):
- 86 = Services annexes à l'agriculture, à la
chasse, à la sylviculture, à la pêche, aux
industries extractives et aux entreprises d'utilité publique
- 87 = Services d'entretien, de réparation et d'installation
(à l'exclusion de la construction)
- 88 = Services manufacturiers relatifs à des inputs
physiques appartenant à des tiers
- 89 = Autres services manufacturiers
Les conséquences de ces changements sont discutées ci-après.
1. Ajout des divisions 96 et 97 à la CITI
L'idée de créer de nouvelles classes pour les activités
de production non différenciée de biens et de services
par les ménages a été avancée pour la première
fois par l'OIT dans le cadre des enquêtes sur les forces de travail.
Pour les collectes de données qui incluent ou concernent spécifiquement
les ménages, l'introduction de ces nouvelles divisions est susceptible
d'influencer les données de différentes manières.
À l'origine, l'intention est de prendre en compte les activités
menées par les ménages pour leur compte propre qui ne
peuvent pas être imputées (en termes de pourcentage de
valeur ou de temps) à d'autres branches. Lorsqu'il s'agissait
d'imputer les activités des ménages à d'autres
branches (généralement l'agriculture, la construction
et la fabrication de vêtements), l'allocation ne reposait pas
souvent sur des bases très solides. Dans la proposition de l'OIT,
les nouvelles catégories concernent ces cas pour lesquels l'allocation
ne peut être réalisée de façon raisonnable.
Pour pouvoir comparer les données avec celles établies
dans le cadre des anciennes versions de la CITI, la division 96 devra
être ventilée entre d'autres catégories de la CITI,
essentiellement celles précitées.
La division 97 couvre des activités qui tombent en dehors de
la frontière de la production du SCN et ne doit être utilisée
que pour des collectes de données concernant spécifiquement
ces activités.
Étant donné l'éventail des activités reprises
dans la section P, il convient d'examiner tout conflit potentiel de
couverture, par exemple vérifier si les données calculées
incluent ou excluent les divisions 96 ou 97 pour éviter toute
divergence quant au champ couvert par la section P.
2. Traitement des actifs et des paiements y relatifs dans la CPC
La version imprimée de la CPC 1.0 ainsi que la CPC provisoire
incluent les actifs incorporels et les licences pour le droit d'utiliser
ces actifs dans la même catégorie, par exemple sous droits
d'auteur et redevances pour droits d'auteur. Un corrigendum relatif
à ces questions a été publié en 2000; il
crée un nouveau groupe 733 relatif aux licences pour le droit
d'utiliser des actifs incorporels non financiers, reflétant ainsi
la structure utilisée par la CPC pour les actifs. Les changements
apportés par la version 1.1 alignent ces catégories sur
la classification des actifs du SCN.
En même temps, des actifs ont été retirés
de la CPC dans le cadre du projet visant à créer dans
le futur une nouvelle Nomenclature centrale des actifs. Raisons invoquées
pour ce retrait: les incohérences constatées dans la section
5 dans laquelle on retrouve ensemble des actifs et des services tels
que ceux cités plus haut; le possible double comptage des services
de construction et de la construction dans la même section de
la CPC.
Les données calculées et publiées au niveau supérieur
de la CPC sont concernées par cette modification. Toutefois,
ainsi qu'indiqué plus haut, la simple agrégation de catégories
de la section 5 aurait conduit à des doubles comptages et aurait
pu ne pas être appliquée dans les statistiques publiques.
3. Restructuration des divisions 86 à 89 de la CPC
La version précédente de la CPC incluait une division
86 "services de production pour compte de tiers" et une division
87 "services d'entretien et de réparation". La division
86 couvrait un ensemble de produits allant des services annexes à
certaines branches, aux services manufacturiers en passant par les services
d'installation et les services de publication ou de recyclage. La réorganisation
de cette partie vise à distinguer entre ces différents
types de services au niveau division. Le champ couvert par les divisions
86 et 87 de la version 1.0 de la CPC est donc identique à celui
des divisions 86, 87, 88 et 89 de la version 1.1 de la CPC. Les services
annexes (86), les services manufacturiers relatifs à des input
physiques appartenant à des tiers (88) et les autres services
manufacturiers (89) correspondent ensemble à l'ancienne division
86, à l'exception des services d'installation qui sont maintenant
regroupés avec les services d'entretien et de réparation
(87). Les données au niveau du deuxième chiffre sont affectées
par ce changement mais la plupart des sous-classes correspondent intégralement
à celles de la version précédente de la CPC.
4. Restructuration de la division 84 de la CPC
La structure des services de télécommunications telle
que prévue dans la CPC 1.0 a été critiquée
pour ne pas être suffisamment détaillée et pour
ne pas refléter le véritable caractère des services
fournis par cette branche d'activité. Pour définir une
nouvelle structure pour la division 84, on s'est inspiré des
travaux réalisés pour la mise en place du Système
nord-américain de classification des produits (NAPCS). Le champ
couvert par la division 84 étant resté inchangé,
la restructuration n'affecte pas les données au niveau du premier
ou du deuxième chiffre de la CPC. Toutes les catégories
à partir du troisième chiffre sont fondamentalement différentes
de la version précédente; les réarrangements ou
les réagrégations entre les deux versions sont donc impossibles.
5. Location d'espaces publicitaires
La version précédente de la CPC n'incluait pas les services
de vente directe ou de location d'espaces publicitaires, notamment ceux
offerts par les journaux. Ces services étaient (en l'absence
de toute catégorie appropriée) inclus dans la vente d'espace
ou de temps publicitaires sur une base de redevance ou de commission.
Ces services représentent une part substantielle des revenus
des éditeurs papier ou électronique, des TV et radios,
etc., et ils sont maintenant identifiés séparément.
6. Introduction des services de transport terrestre par mode mixte
La proposition visant à créer une nouvelle catégorie
pour les services de transport terrestre par mode mixte trouve son origine
dans les travaux visant à relier la CPC et la COICOP. La plupart
des systèmes de transit urbain ne permettent pas de ventiler
les dépenses d'après le type de service de transport,
les paiements étant indépendants du type de transport
utilisé et pouvant couvrir plusieurs types et combinaisons de
transport. Certains indicateurs statistiques peuvent également
être observés/transmis par le fournisseur de services selon
une ventilation par mode. Cette nouvelle classe couvre dès lors
des parties d'autres classes de transport terrestre précédemment
imputées.
7. Modifications mineures
Les autres postes correspondent à deux types de changements
apportés à la classification: a) une ventilation d'un
poste existant pour permettre l'établissement de statistiques
plus détaillées; b) un déplacement d'un poste particulier
(généralement une activité ou un service détaillé
unique) d'une catégorie à une autre. Cette dernière
opération est généralement une simple correction
et concerne uniquement une part mineure des classes concernées.
Il convient cependant de noter que tant la classe qui est amputée
que celle qui est augmentée sont toutes deux concernées
par cette opération, même si le volume concerné
est souvent négligeable. La ventilation d'une catégorie
existante n'affecte pas les données collectées ou calculées,
du fait que la combinaison de ces nouvelles catégories est exactement
l'équivalent de la classification précédente.
Pour plus d'informations sur les différences entre les CITI
Rév.3 et Rév.3.1 et les CPC 1.0 et 1.1, on se reportera
à la page Web suivante relative aux nomenclatures:
UNSD at http://unstats.un.org/unsd/cr/registry/
regrev.asp?LG=1
Création d'un groupe de discussion
électronique pour déterminer le traitement des régimes
de pension dans les statistiques macro économiques
Philippe de Rougemont, FMI
À la demande du Groupe de travail intersecrétariats
sur les comptes nationaux (ISWGNA), le Département de statistiques
du FMI a créé un groupe de discussion électronique
(GDE) consacré au traitement des régimes de pension, y
compris les régimes de sécurité sociale et les
régimes d'employeurs sans constitution de réserves. Le
but de ce GDE, qui est accessible sur le site Web public du FMI (www.imf.org),
est d'examiner les différentes possibilités de traitement
de ces régimes de pension dans les systèmes de statistiques
macro-économiques et de déterminer le plus approprié.
Les obligations en matière de pension et leurs effets potentiels
sur les finances publiques ont renforcé l'intérêt
porté à l'évaluation de la durabilité budgétaire
à moyen et à long terme. Dans le domaine comptable, la
Fédération internationale des comptables (IFAC) vient
d'entamer des travaux sur le traitement comptable à réserver
aux obligations des gouvernements en matière de politique sociale.
Ces développements récents ont ravivé l'intérêt
porté à la question de savoir comment les activités
des régimes de pension devaient être enregistrées
dans les statistiques macro économiques.
Le Système de comptabilité nationale 1993 (SCN 1993)
établit une distinction entre les régimes de sécurité
sociale et les régimes d'assurances des employeurs, eux-mêmes
subdivisés en régimes avec constitution de réserves
et régimes sans constitution de réserves; cette ventilation
a pour conséquence que les activités de nombreux régimes
de pension, notamment ceux des administrations publiques, ne donnent
lieu à la reconnaissance d'aucun avoir/engagement financier.
Plus récemment, le Manuel de statistiques de finances publiques
2001 (MSFP 2001) du FMI recommande que les cotisations et les prestations
des régimes de pension des employeurs publics soient comptabilisés
exclusivement comme des opérations financières et reconnaît
l'existence de stock d'engagements des administrations publiques pour
l'ensemble des régimes d'employeurs, tant avec que sans constitution
de réserves, sous la forme de réserves techniques d'assurance.
La discussion au sein du GDE devrait porter sur différents aspects,
notamment:
- l'importance de la distinction entre avec constitution de réserves/sans
constitution de réserves;
- l'extension de la reconnaissance des obligations en matière
de pensions en tant qu'engagements des régimes de sécurité
sociale et autres régimes d'assistance sociale;
- l'enregistrement des cotisations effectives ou imputées;
- la réconciliation des opérations concernées dans
le SCN 1993 (qui comporte trois éléments: opérations
non financières, opérations financières et poste
d'ajustement) avec celles du MSFP 2001;
- les règles d'évaluation pour les engagements en matière
de pensions;
- les règles d'évaluation des revenus de la propriété
attribués aux détenteurs de police d'assurance et
- l'harmonisation des traitements statistiques comptables des régimes
de pensions.
Les conclusions du groupe donneront lieu à l'établissement
d'un rapport qui sera diffusé pour discussion au sein d'organes
tels l'ISWGNA. Vous avez quelque chose à dire sur le sujet? Pour
faire valoir votre point de vue, pour consulter des documents à
ce propos ou connaître l'opinion des autres, allez à l'adresse
suivante: http://www.imf.org/external/np/sta/ueps/index.htm.
Calendrier envisagé: novembre 2002: contact de membres potentiels
dans des pays où il existe un intérêt particulier
pour le sujet. Recueil des avis du public via le site Web du FMI. Mai
2003: rédaction d'un rapport initial à diffuser auprès
des membres et publié sur le site Web pour discussion. Septembre
2003: rédaction d'un rapport intérimaire.
Aperçu des groupes de discussion électronique
sur les comptes nationaux
Viet Vu, DSNU
Les groupes de discussion électroniques (GDE) sont créés
par le groupe de travail intersecrétariats sur les comptes nationaux
pour favoriser l'échange de vues sur des sujets qui sont d'intérêt
pour les comptes nationaux et pourraient nécessiter des mises
à jour du Système de comptabilité nationale 1993.
- Chaque échange de vues sur un sujet déterminé
est animé par un expert associé à une organisation
internationale ou à un institut national;
- tous les GDE ont un lien avec le site Web de la Division de statistique
des Nations unies: http://unstats.un.org/unsd/nationalaccount/edg.htm;
- les lecteurs peuvent toutefois consulter directement les différents
sites des GDE décrits ci-après.
Traitement des options sur actions:
http://www1.oecd.org/std/shares.htm.
Les options sur actions constituent un moyen de plus en plus fréquemment
utilisé par les entreprises pour motiver leur personnel. Comme
le SCN 1993 ne fournit aucune ligne directrice en la matière,
la question a été soulevée de savoir si ces options
sur actions devaient être considérées comme faisant
partie de la rémunération des salariés et donc
constituer un coût pour l'employeur.
Traitement des prêts non performants:
http://www.imf.org/external/np/sta/npl/eng/discuss/index.htm
Le traitement des prêts non performants est une question qui a
été soumise pour clarification au ISWGNA par les autorités
thaïlandaises qui souhaitent savoir dans quelle mesure les intérêts
non versés devaient être enregistrés (les services
d'intermédiation financière indirectement mesurés
relatifs à ces intérêts peuvent affecter le PIB).
Ce GDE a donc pour but de déterminer les critères qu'il
convient d'appliquer à l'annulation des prêts non performants
et comment garantir que ces critères soient conformes aux autres
grands systèmes de statistiques macro-économiques (balance
des paiements, statistiques de finances publiques, statistiques monétaires
et bancaires). Les conclusions du groupe donneront lieu à la
rédaction d'un rapport qui sera diffusé pour discussion
par des instances telles le ISWGNA et le Comité des statistiques
de balance des paiements du FMI.
Traitement des gains nominaux de détention et des intérêts
sur les actifs financiers (en période de forte inflation):
http://www.worldbank.org/data/working/iswgna_background.html.
Peter Hill et André Vanoli ont écrit au ISWGNA au sujet
du traitement des gains nominaux de détention et des intérêts
sur les actifs financiers en période de forte inflation tel que
décrit à l'annexe B du chapitre XIX du SNC 1993 ainsi
que dans la publication de l'OCDE "Manuel de comptabilité
en période d'inflation". Ce dernier a été
écrit après le SNC 1993 par Peter Hill qui a adopté
une ligne différente de celle de l'annexe B précitée.
Lors de la conférence de l'IARIW de 1998, M. Vanoli a présenté
un document qui soulève un certain nombre de questions en ce
qui concerne le traitement comptable en période d'inflation.
M. Hill a répondu dans un document qu'il a également soumis
lors de la conférence de l'IARIW de 1998, dans lequel il donne
des contre-arguments et soulève à son tour différentes
questions en ce qui concerne l'annexe B. L'ISWGNA a demandé à
la Banque mondiale de créer ce groupe de discussion électronique
pour susciter le débat afin de pouvoir clarifier ces questions
et d'aider à la formulation de propositions de changements qui
pourraient être introduites dans le SCN 1993.
Coût du transfert de la propriété d'actifs:
http://www1.oecd.org/std/transfsna.htm
Ce GDE est terminé. L'animateur de ce groupe (Peter van de Ven
du CBS) a conclu qu'il n'y avait aucune raison de modifier le SCN 1993
en ce qui concerne le traitement des coûts liés au transfert
de la propriété d'actifs. Dans son rapport du 10 mars
2000 au ISWGNA, il écrit "
il est recommandé
de ne pas modifier le SCN 1993 du fait qu'il existe des arguments tout
aussi convaincants pour et contre les recommandations des lignes directrices
internationales en vigueur actuellement". L'ISWGNA a discuté
cette question lors de sa réunion d'avril 2001; il a fait sienne
cette conclusion et a décidé de mettre un terme au GDE.
Comptabilisation des intérêts:
http://www.imf.org/external/np/sta/na/interest/index.htm
Ce groupe de discussion s'intéressant à la définition
et à la mesure des intérêts a été
créé sur décision de l'ISWGNA qui s'est réuni
au niveau technique en avril 1999 à Washington, D.C. La principale
question soulevée est de savoir si les intérêts
sont mesurés selon le point de vue du débiteur ou selon
celui du créancier. L'ISWGNA a fait sienne la conclusion du coordinateur
du GDE selon laquelle le SCN comptabilise les intérêts
selon l'optique du débiteur.
Traitement des régimes de pension d'employeurs sans constitution
de réserves: http://www.imf.org/external/np/sta/ueps/index.htm
Dans le SCN 93, les engagements de verser des prestations de pensions
dans le futur ne sont pas considérés comme des passifs
des régimes de sécurité sociale ou des régimes
d'employeurs sans constitution de réserves. Le GDE considérera
s'il est pertinent du point de vue de l'analyse d'enregistrer ces engagements
dans les comptes nationaux et, le cas échéant, formulera
des recommandations quant à leur évaluation et à
leur mesure. Le GDE fera également des propositions en vue de
réconcilier les recommandations du SEC 95 et celles du Manuel
de finances publiques du FMI en ce qui concerne le traitement des régimes
de pensions des employeurs (publics) sans constitution de réserves.
Pour plus d'informations sur ce GDE, on se reportera à l'article
de Philippe de Rougemont (FMI) dans le présent bulletin.
Mesure des actifs non financiers: http://webdomino1.oecd.org/std/capstock.nsf
Ce GDE se consacre au stock de capital, aux services en capital et aux
actifs incorporels dans les comptes nationaux, en donnant plus particulièrement
la priorité à la réévaluation de la couverture
et du traitement des actifs incorporels. Cette task force peut être
considérée comme le prolongement du groupe de Canberra
II. Le mandat et les objectifs du groupe ainsi que le calendrier des
travaux ont été discutés lors de la réunion
des experts des comptes nationaux de l'OCDE tenue à Paris du
8 au 11 octobre 2002.
Présidence: Australie, Animateur: paul.schreyer@oecd.org
Autres GDE sur des sites de l'OCDE
La description de ces GDE est basée sur la note d'information
de François Lequiller parue dans le numéro 14 (avril 2002)
de SNA News and Notes.
Ces groupes de discussion électroniques (GDE) de l'OCDE constituent
des outils de communication liés à des task force sur
des problèmes nouveaux rencontrés en comptabilité
nationale. Ils sont ouverts à tous les statisticiens officiels
intéressés. Ceux-ci ne peuvent toutefois participer que
moyennant un enregistrement préalable. Pour s'enregistrer
et obtenir un mot de passe, il convient de contacter l'animateur par
e-mail.
GDE sur les services financiers dans les comptes nationaux: http://webdomino1.oecd.org/std/finservice.nsf
Ce GDE se consacre aux services financiers dans les comptes nationaux.
Les activités des sociétés financières ont
connu une évolution structurelle du fait de l'importance croissante
prise par la gestion de portefeuilles d'actifs financiers. Cette activité
génère des gains et des pertes de détention que
les comptes nationaux excluent traditionnellement de la frontière
de la production et donc du revenu. La task force examinera la question
de savoir s'il convient d'adapter la frontière de la production
pour y intégrer cette activité, le cas échéant
de quelle manière et comment le revenu serait alors influencé.
La première réunion de la task force a eu lieu en juin
2002. Un premier document devait être discuté lors de la
réunion des experts des comptes nationaux de l'OCDE tenue à
Paris du 8 au 11 octobre 2002. Le rapport final est attendu pour la
fin 2003. Présidence: Suisse; animateur: paul.schreyer@oecd.org
GDE sur les logiciels: http://webdomino1.oecd.org/std/software.nsf
Ce GDE s'attache à la mise en uvre de la recommandation
formulée par le SCN 1993 en matière de capitalisation
des logiciels. Les études ont montré que les pratiques
en matière de mesure de la FBCF en logiciels différaient
sensiblement d'un office statistique à l'autre, avec un impact
significatif sur le PIB. L'objectif de cette task force conjointe OCDE/Eurostat
est d'élaborer une série de recommandations qui devraient
permettre une meilleure comparabilité au niveau international.
La task force européenne a fait rapport au comité PNB
de juillet 2002. Le rapport de la task force OCDE a été
présenté à la réunion des experts des comptes
nationaux de l'OCDE tenue du 8 au 11 octobre 2002. L'ISWGNA a appuyé
les recommandations de la task force. Ce GDE sur les logiciels est terminé.
Présidence: USA; animateur: francois.lequiller@oecd.org
GDE sur la mesure des services d'assurance non-vie: http://webdomino1.oecd.org/std/inservice.nsf
Ce GDE se consacre à la mesure des services d'assurance non-vie,
avec une attention plus particulière portée au traitement
des pertes dues aux catastrophes. La production des services d'assurance
telle que calculée en utilisant l'algorithme du SCN 1993 dépend
de l'équilibre entre primes et sinistres (sur la base des droits
constatés); elle peut donc fluctuer fortement (et même
devenir négative) à la suite de catastrophes majeures.
Les sinistres très importants consécutifs à l'attaque
terroriste du 11 septembre en constituent un exemple récent qui
a des impacts tant sur le PIB que sur la balance des paiements (réassurance).
L'objectif de la task force est de proposer des mesures qui seraient
plus cohérentes avec la perception de la production de cette
branche d'activité. Il s'agit plus particulièrement de
prendre en compte les caractéristiques à moyen et à
long terme de l'assurance non-vie. La première réunion
de la task force a eu lieu en juin 2002. Un premier document devait
être discuté lors de la réunion des experts des
comptes nationaux de l'OCDE tenue à Paris du 8 au 11 octobre
2002. Le rapport final est attendu pour fin 2003.
Présidence: France; animateur: fenella.maitland-smith@oecd.org
Manuels, guides et outils de référence
Measuring the Non-Observed Economy - A Handbook. (La mesure de l'économie
non observée - Manuel -), OCDE, FMI, OIT, CIS-Stat, 2002.
Handbook on National Accounting - Use of Macro Accounts for Policy
Analysis. (Manuel de comptabilité nationale - L'utilisation des
comptes macro-économiques pour l'analyse politique), Studies
in Methods, Séries F, n° 81, Nations unies, 2002.
Purchasing Power Parities - Measurements and uses. (Parités
de pouvoir d'achat - Mesures et utilisations) OCDE, 2002, disponible
électroniquement à l'adresse suivante: www.oecd.org/pdf/M00027000/M00027819.pdf
Purchasing Power Parities and Real Expenditures: 1999 Benchmark year
2002 Edition. (Parités de pouvoir d'achat et dépenses
réelles: année de référence 1999, édition
2002), OCDE 2002.
Une Histoire de la Comptabilité Nationale, André Vanoli,
Éditions Repères, La Découverte,
ISBN 2-7071-3702-2; disponible à ce jour uniquement en français.
OECD Glossary of Statistical Terms. (Glossaire de termes statistiques
de l'OCDE), disponible électroniquement à l'adresse suivante:
www.oecd.org/statistics/glossary
Autres manuels/guides prévus ou en cours de publication:
Manuel sur les institutions sans but lucratif (DSNU conjointement
avec la Johns Hopkins University)
Manuel de comptabilité environnementale (DSNU, OCDE, EUROSTAT,
FMI, Banque mondiale)
Manuel sur les IPC (Banque mondiale)
Compendium de statistiques sur la pauvreté (DSNU avec le Groupe
de Rio)
Manuel sur les PPA (OCDE conjointement avec Eurostat)
Manuel sur les indices de prix du commerce extérieur (FMI)
Comptes nationaux: introduction pratique (DSNU)
Réunions et séminaires
18 novembre - 6 décembre 2002: séminaire des comptes
nationaux sur la mise en uvre du SCN 1993 et atelier de formation
de deux semaines sur l'établissement des comptes nationaux organisés
par CARICOM en collaboration avec le DSNU et CARTAC, Saint Kitts et
Nevis
Décembre 2002: Réunion sur les résultats des comparaisons
des PPA pour l'Europe et l'Amérique du Nord, UNECE, Genève,
Suisse
Note de la rédaction
Le bulletin SNA News and Notes est un service d'information semestriel
de l'ISWGNA fourni par la Division de statistique des Nations unies
(DSNU). Il ne reflète pas nécessairement la position officielle
des membres ou de certains membres de l'ISWGNA (Union européenne,
FMI, OCDE, Nations unies et Banque mondiale).
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SNA News and Notes est publié en quatre langues (anglais, français,
russe et espagnol) et est disponible sur Internet à l'adresse
suivante: http://unstats.un.org/unsd/nationalaccounts/snanews.htm
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Une version actualisée du SCN 1993 comportant un outil de recherche,
un glossaire de comptabilité nationale, différents manuels
dans le domaine des comptes nationaux ainsi que les activités
et les comptes rendus de l'ISWGNA peut être consultée sur
Internet à l'adresse suivante: http://unstats.un.org/unsd/sna1993/introduction.asp
------------------------------------------------------------------------
Toute correspondance, et notamment toute demande d'abonnement gratuit,
doit être envoyée à l'adresse suivante: DSNU: Bureau
DC2-1520, New York, NY 10017; tél.:+1-212-963-4854, télécopieur:
+1-212-963-1374, courrier électronique: sna@un.org
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